Des commandos ont réussi à dynamiter le mur d'enceinte de la mosquée © TF1/LCIAprès deux jours de combat, la fin des affrontements se profile. Le porte-parole de l'armée pakistanaise l'a affirmé dans la nuit de mardi à mercredi : "L'opération en est à son stade final". Cette phase "consiste à dégager les quartiers résidentiels de Abdul Rashi Ghazi, le chef des irréductibles tué dans la nuit de mardi à mercredi, lire notre article et de ses associés".
Le bilan du côté islamiste s'est donc alourdi : on compte maintenant 53 morts dans leur camp. La presse pakistanaise, elle, parle de 80 à 200 morts. Le bilan exact ne sera connu qu'une fois l'opération achevée, "Des cadavres se trouvent encore sur place", a ajouté le porte parole de l'armée.
Mardi, l'armée pakistanaise avait indiqué progresser pas à pas afin d'éviter un bain de sang. Car les radicaux étaient accusés de détenir en otages des "centaines" d'étudiants d'écoles coraniques. Une soixantaine de femmes et d'enfants sont sortis mardi de l'édifice mais ils pourraient être encore plus nombreux à l'intérieur. Abdul Rashid Ghazi, le chef des irréductibles avait quant à lui revendiqué 1800 fidèles à ses côtés, assurant qu'ils étaient tous prêts à mourir en martyrs et qu'aucun d'entre eux n'était retenu contre son gré.
Un acte responsable pour les Etats-Unis
La vive résistance opposée par les occupants de la Mosquée rouge, en plein cœur de la capitale pakistanaise, représente un défi sans précédent pour le président-général Pervez Musharraf, allié clef des Etats-Unis dans la "guerre contre le terrorisme". Les Etats-Unis ont approuvé mardi l'assaut, qualifiant de "responsable" l'attitude du gouvernement.
Pour Benazir Bhutto, opposante en exil et ancien Premier Ministre pakistanais, "Le siège de la Mosquée rouge montre à quel point certains parties du Pakistan sont devenues dangereuses". Elle évoque aussi "le spectre d'une prise de pouvoir islamiste du Pakistan".
D'après agence
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