Cérémonie à Pékin le 8 août 2007, à un an des JO © TF1/LCI8/8/7 - 8/8/8 : dans un an jour pour jour, la cérémonie d'ouverture des XXIXe Jeux Olympiques d'été, les premiers à se tenir en Chine, se déroulera à Pékin. Le régime, qui a fait de cette Olympiade un argument de poids pour sa place sur la scène internationale, n'a évidemment pas oublié de lancer le compte à rebours.
Plus d'un million de Pékinois se sont ainsi rassemblés mercredi matin dans les parcs de la capitale pour faire des exercices physiques, première d'une soixantaine de manifestations organisées à travers tout le pays. Le point d'orgue des célébrations a eu lieu sur la place Tiananmen, en présence de 10.000 personnes, là-même où des soldats avaient réprimé dans le sang en 1989 des manifestations en faveur de la démocratie du "Printemps de Pékin".
"Mêmes droits pour tous"
Le régime communiste n'est cependant pas le seul à profiter de la date. La Chine a en effet été la cible de critiques sur plusieurs sujets : situation des droits de l'homme, liberté de la presse, sécurité alimentaire, pollution, Tibet. De nombreuses associations soulignent que les promesses de libéralisation politique n'ont pas été tenues. Un groupe de dissidents a par exemple adressé une lettre ouverte au président Hu Jintao en lui demandant de modifier le slogan des JO, en suggérant une alternative : "Un monde, un rêve, les mêmes droits pour tous les hommes."
Même déception pour les associations de journalistes. Reporters sans frontières, qui signale qu'au moins 12 sites internet ont été fermés en juillet, organise des manifestations de protestation à Paris, New York, Montréal ou même à Pékin.
"Smog"
Autre sujet d'inquiétude : la pollution qui ravage le pays, et notamment Pékin, en raison du boom économique et de la primauté donnée au développement sur l'écologie. Même les médias officiels ont annoncé que les agents de la circulation des grandes villes chinoises ont une espérance de vie de seulement 43 ans en raison de leurs conditions de travail, pénibles, et de la pollution.
Enfin, la sécurité sanitaire constitue un point inquiétant : point de départ de l'épidémie de SRAS, la Chine, exporte également de la nourriture pour animaux, du dentifrice et des médicaments qui ont été épinglés pour leur toxicité. Les organisateurs des JO ont ainsi promis d'utiliser des systèmes GPS pour identifier la provenance des livraisons de nourriture.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





