Les otages sud-coréens détenus par les talibans en Afghanistan © TF1/LCILes reports s'accumulent, mais les autorités afghanes ont bon espoir d'obtenir la libération de deux otages sud-coréennes lundi. "Les talibans se sont engagés à relâcher les deux femmes otages demain", a déclaré dimanche soir le gouverneur de la province de Ghazni, dans le sud de l'Afghanistan.
Cette annonce est cependant à prendre avec précautions. A la suite de négociations entre les insurgés et une délégation de Séoul, les ravisseurs avaient annoncé samedi soir la libération "inconditionnelle" de deux femmes otages, qui seraient malades, en "geste de bonne volonté". Mais un revirement de situation a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche : les talibans sont revenus sur leur décision. "Nos dirigeants ont changé d'avis et décidé de ne pas libérer les deux femmes otages", a déclaré le porte-parole des talibans Yousuf Ahmadi.
16 femmes parmi les 21 otages
Une troisième séance de négociations directes entre les talibans et les Sud-Coréens a donc eu lieu dimanche au même endroit que les deux premières réunions de vendredi soir et samedi, c'est-à-dire dans le bâtiment de la Croix-Rouge à Ghazni, à 140 km au sud de Kaboul. Cependant, aucune information n'a filtré sur l'issue de ces négociations.
Les talibans ont enlevés 23 évangéliques sud-coréens dans la province de Ghazni, le 19 juillet. Les insurgés ont déjà tué deux hommes parmi leurs 23 otages, dont 16 femmes, pour contraindre le gouvernement Karzaï à libérer un nombre égal de talibans prisonniers. Mais Kaboul, soutenu par Washington, a jusqu'à présent refusé de se plier à cette demande, après le fiasco de la libération du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo et craignant d'encourager d'autres enlèvements.
Afghanistan et Pakistan main dans la main contre le terrorisme |
La Jirga de Paix, une assemblée coutumière inédite de 700 dignitaires tribaux, religieux et politiques d'Afghanistan et du Pakistan s'est achevée dimanche à Kaboul par un appel à combattre conjointement le terrorisme et le trafic de drogue. En concluant ses trois jours de travaux, les présidents afghan Hamid Karzaï et pakistanais Pervez Musharraf ont insisté sur la nécessité d'établir entre eux la confiance pour mieux lutter contre le terrorisme qui destabilise leur région. "Que Dieu fasse disparaître la méfiance de nos esprits et de nos coeurs et permette une atmosphère d'union, d'égalité, de fraternité et de confiance", entre les deux pays, a déclaré le président Musharraf, en référence aux relations tumultueuses des deux Etats. M. Karzaï a "pris note" de ces propos. "L'Afghanistan, a-t-il répondu, accordera sans le moindre doute sa confiance au Pakistan, pays frère et ami". |
D'après agence
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