Une Jirga pour rien contre les talibans ?

le 09 août 2007 à 10h55 , mis à jour le 09 août 2007 à 11h08

En pleine crise des otages, le président afghan a ouvert jeudi l'assemblée des chefs tribaux pakistanais et afghans destinée à contrer la rébellion. L'absence du président pakistanais pèse sur la réunion.

TF1-LCI : KarzaïHamid Karzaï © TF1-LCI

Comment contrer le retour de l'influence et la progression territoriale des talibans en Afghanistan, et dans un degré moindre, au Pakistan ? Pour trouver la solution, le président afghan, Hamid Karzaï a ouvert jeudi matin à Kaboul une Loya Jirga, l'assemblée de chefs de religieux et tribaux, composée d'environ 700 dignitaires des deux pays. 

 "Si le problème émane du côté afghan, nous devrions trouver les moyens de le résoudre. Si le problème vient du côté pakistanais, nous devrions y trouver des solutions. Si le problème est dans les deux nations nous devrions y trouver des solutions", a lancé Hamid Karzaï dans son allocution. "Du point de vue afghan, quoi qu'il se passe en Afghanistan n'est pas l'œuvre des Afghans. C'est l'œuvre d'ennemis des Afghans", a-t-il ajouté. 

Musharraf absent, un "message" pour Bush
 
Deux bémols laissent néanmoins craindre que la réunion n'aboutisse à grand-chose. Tout d'abord, l'absence de Pervez Musharraf, le président pakistanais, à l'initiative de cette Loya Jirga avec Hamid Karzaï. Officiellement, il est resté à Islamabad en raison de la situation sécuritaire dans son pays, où des rumeurs circulaient sur l'instauration de l'état d'urgence, avant d'être démenties. Il est néanmoins représenté à Kaboul par son Premier ministre.

Selon les observateurs, cette absence est en fait un message fort envoyé à George W. Bush. Le général Musharraf, principal allié de Washington dans la guerre contre le terrorisme dans la région, exprimerait ainsi son très grand "mécontentement de ce que l'administration Bush et les candidats à l'investiture présidentielle disent sur le rôle du Pakistan", accusé de fermer l'œil sur les agissements des talibans et d'al-Qaïda dans les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan. Son objectif : obtenir le soutien de l'opinion publique alors que la présidentielle de septembre se profile. 
 
Autre faiblesse : plusieurs chefs tribaux et religieux des régions frontalières du Waziristan Nord et Sud boycottent l'Assemblée. Ils protestent contre des bombardements continus de l'armée pakistanaise sur leur zone et estiment le succès de la Jirga dépend d'une participation des talibans.

le 09 août 2007 à 10:55
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1 Commentaires

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  • Vincent, le 09/08/2007 à 16h40

    Trop simple car il ne veulent pas s'en debarrasser de ces talibans. Avec tous les satellites qu'is ont ya un moyen de savoir quand ces troupes se déplacent. Il suffit d'envoyer des B52 comme pendant la guerre du Vietnam. Ou des bombes CBU qui détruisent toutes dans un périmetre de 1km

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