L'otage allemande apparaît dans une vidéo

le 19 août 2007 à 15h39 , mis à jour le 19 août 2007 à 16h01

Enlevée à Kaboul samedi, la détenue en appelle à l'Allemagne pour que sécuriser sa libération.

Des militaires allemands en AfghanistanDes militaires allemands en Afghanistan

Un jour après son enlèvement, l'otage allemande est apparue dimanche dans une vidéo diffusée par la chaîne de télévision privée afghane Tolo pour appuyer une demande de ses ravisseurs de libérer des "prisonniers innocents". "Je suis OK et je veux que mon pays sécurise ma libération le plus vite possible. Mon gouvernement doit tenter de faire en sorte que je sois relâchée", a-t-elle indiqué en dari, l'une des deux langues principales pratiquées en Afghanistan, lisant avec difficulté des mots inscrits sur une feuille de papier.
 
La chaîne Tolo a interrompu ses programmes dans l'après-midi pour diffuser la vidéo, qui a commencé par les propos d'un ravisseur. "Nous ne sommes pas des talibans", a expliqué un homme apparu en gros plan le visage entouré d'un turban blanc et ne laissant voir que ses yeux. "Nous ne sommes pas de mauvaises gens. Nous sommes un groupe spécial, un réseau". "Pour la libération de Christina, nous voulons que (le président) Hamid Karzaï libère des prisonniers innocents. Nous diffuserons les noms de nos prisonniers détenus par le gouvernement à travers les chaînes de télévisions", a ajouté le ravisseur en dari. "Nous n'avons pas d'autres demande" que la libération des prisonniers, a également souligné l'homme.

Assise par terre, un foulard jusqu'à la taille

La jeune femme est ensuite apparue assise par terre, les jambes croisées sous une jupe longue, portant un long foulard blanc qui lui enroulait le corps jusqu'à la taille. A ses pieds, des documents qui semblaient être ses documents d'identité, dont son passeport. Interrogée par les ravisseurs en anglais, elle a décliné son identité, puis a répondu sur celle de son mari et celle du père de son mari, qui étaient difficilement audibles.

Elle a également indiqué qu'elle travaillait pour l'ONG Ora Internationale. C'est la première manifestation des ravisseurs qui avaient enlevé samedi cette ressortissante allemande, employée par l'ONG Ora Internationale, en plein centre de Kaboul.

"Un acte criminel, un acte anti-afghan"

La présidence afghane a fermement condamné  dimanche l'enlèvement de la ressortissante allemande. "Je ne pense pas que c'est une demande. C'est un acte criminel et un acte  anti-afghan. Nous le condamnons dans les termes les plus fermes", a déclaré le porte-parole du président Hamid Karzaï. "Nous sommes en train d'examiner la situation et une fois que nous aurons  établi les faits, nous déterminerons notre position", a-t-il encore déclaré."Par principe nous condamnons tous les actes de terrorisme et les activités  criminelles", en particulier "contre les femmes", a-t-il ajouté.



Avec Agence
 
le 19 août 2007 à 15:39
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