Les otages sud-coréens détenus par les talibans en Afghanistan © TF1/LCILes talibans menacent, mais réfléchissent. Mercredi soir, le sort des 21 otages sud-coréens enlevés le 19 juillet dans la province de Ghazni était toujours incertain. Les talibans ont prévenu dans la soirée qu'ils pourraient tuer "à tout moment" d'autres otages après l'expiration du dernier ultimatum et en réponse aux tracts mettant en garde contre une opération militaire, qui ont été largués mercredi dans la région.
La tension est en effet montée d'un cran dans la province de Ghazni lorsque des tracts largués par hélicoptères ont appelé la population à se mettre à l'abri, en prévision d'opérations militaires contre les insurgés. Le ministère de la Défense a assuré que ces "opérations de routine" n'avaient pas pour but de libérer par la force les otages. Mais les talibans ont pris l'avertissement au sérieux : le "conseil de direction " était "en train de prendre une décision" sur le sort des otages, a déclaré le porte-parole des rebelles.
Echange de prisonniers toujours exigé
Les talibans avaient déjà averti qu'ils tueraient les otages si une telle opération de sauvetage était lancée. L'envoyé spécial de la présidence sud-coréenne, Baek Jong-chun, a lui fait savoir que Séoul était contre toute opération militaire pour libérer les otages, selon l'agence de presse afghane Pajhwok. Des affrontements dans cette province ont fait depuis mardi quinze morts, 12 talibans présumés ainsi qu'un policier et deux de ses proches, selon les autorités afghanes.
Deux otages, un pasteur de 42 ans et un enseignant de 29 ans, ont été tués depuis l'enlèvement du groupe le 19 juillet dans la province de Ghazni (140 km au sud de Kaboul). Les talibans exigent un échange de prisonniers avec les autorités afghanes qui réclament, pour leur part, la libération sans condition des 16 femmes du groupe d'otages qui, selon les rebelles, sont malades.
D'après agence
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