Aung San Suu Kyi à nouveau emprisonnée ?

Par D.S. (d'après agence), le 25 septembre 2007 à 15h51 , mis à jour le 25 septembre 2007 à 21h56

L'opposante au régime militaire birman aurait été conduite dimanche à la prison d'Insein. Malgré les menaces des soldats, quelque 100.000 personnes menées par des bonzes ont encore manifesté mardi dans Rangoun.

Aung San Suu Kyi Birmanie Rangoun BonzesAung San Suu Kyi, opposante au régime militaire birman et prix Nobel de la paix © LCI/TF1

Elle est un symbole de l'opposition au régime militaire birman. Jusqu'alors en liberté très surveillée, Aung San Suu Kyi aurait retrouvé sa cellule à la prison d'Insein, depuis dimanche. L'agence Reuters, qui livre l'information mardi après-midi, assure la tenir de source haut placée. Mais l'AFP, citant une source policière, dément tout transfert. La lauréate du prix Nobel de la paix était apparue samedi sur le seuil de sa résidence pour saluer les bonzes qui animent depuis une semaine un mouvement contre la junte au pouvoir depuis 45 ans.

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Mardi, malgré des mises en garde répétées du régime, quelque 100.000 personnes menées par des bonzes ont encore manifesté dans Rangoun, la plus grande ville de Birmanie. La junte semble avoir évité jusqu'ici toute effusion de sang. Elle a attendu la dispersion de la manifestation pour déployer des centaines de soldats et de policiers aux points stratégiques. Mardi soir, un couvre-feu nocturne a été décrété à Rangoun, ville déclarée zone d'accès restreint, et à Mandalay de 21h à 5h et annoncé par haut-parleur. La junte birmane a également annoncé que Rangoun était désormais placée sous le contrôle direct du commandement militaire pour une durée de 60 jours.

Sous l'oeil de la communauté internationale
 
A côté de revendications liées à la qualité de la vie "Suffisance en nourriture, en vêtement et en abri", de petites pancartes ont fleuri dans les rangs des moines, portant des messages à caractère plus politique : "réconciliation nationale, liberté pour tous les prisonniers politiques". La Birmanie, l'un des pays les plus pauvres au monde, a été gouvernée par des juntes successives depuis 45 ans.
 
La Chine, alliée du régime birman, a appelé mardi le gouvernement birman à  gérer "convenablement" la crise, tout en réaffirmant ne pas vouloir s'ingérer  dans les affaires intérieures birmanes. L'Union européenne demande de son côté aux dirigeants birmans de faire preuve de la "plus grande retenue".

"Nous appelons de nouveau les autorités à faire preuve de retenue, à engager un  dialogue avec toutes les parties prenantes au processus de réconciliation  nationale", a déclaré pour sa part mardi le secrétaire général de  l'ONU, Ban Ki-moon, dans son discours d'ouverture de l'Assemblée  générale des Nations unies. Peu après, le président George W. Bush annoçait de nouvelles sanctions américaines.

(D'après agence)

Par D.S. (d'après agence) le 25 septembre 2007 à 15:51
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3 Commentaires

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  • Baal, le 25/09/2007 à 19h14

    Une destination de rève pour nos farouches révolutionnaires français. Comment ça pas de volontaires ? :p Et oui là c'est du serieux, avec la misère (pas d'allocations, de sécu, de restos du coeur), et avec de l'emprisonnement politique, du vrai. Arretons de pleurer sur notre sort et occupons nous plutôt des vrais problèmes.

  • PANTEIX, le 25/09/2007 à 18h12

    Si cette nouvelle s'avère exacte, je crie tout haut mon indignation et je demande à la Communauté internationnale de réagir contre ce pouvoir dictatorial non légitimé par les urnes Cette femme représente pour le monde entier un véritable symbole

  • The skald, le 25/09/2007 à 17h20

    Partout dans le monde, marchons avec les Bonzes et le peuple birmans Dans une non-violence tout gandhienne, les moines bouddhistes de Birmanie affrontent de leur seul corps et de leur force intérieure la dictature de la junte militaire. Ils ont soulevé un immense espoir de démocratie parmi le peuple qui les soutient. Avant qu?un massacre ne close cette révolution en marche, témoignons de notre solidarité de démocrates avec eux, en organisant partout autour de nous, des marches solidaires. La lutte commence en bas de chez vous ! Essayez de mobiliser les gens et réunissez-vous : avec deux pieds, un fort sentiment démocratique et de la solidarité, nous pouvons faire savoir aux birmans que nous les soutenons.

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