Birmanie : mort du Premier ministre Soe Win

le 12 octobre 2007 à 15h21 , mis à jour le 12 octobre 2007 à 17h01

Celui qui était considéré comme partisan d'une ligne dure du régime militaire est décédé des suites d'une longue maladie.

[Expiré] [Expiré] Le Premier ministre birman Birmanie Soe Win © AFP

Le Premier ministre birman Soe Win, considéré comme partisan d'une ligne dure du régime militaire, est décédé des suites d'une longue maladie. La radio d'Etat l'a annoncé vendredi en précisant qu'il était décédé à l'hôpital militaire de Rangoun.
 
Chef du gouvernement birman depuis le limogeage en octobre 2004 du pragmatique Khin Nyunt, Soe Win a gardé son titre de Premier ministre jusqu'à sa mort bien qu'il n'exerçait quasiment plus ces fonctions depuis plusieurs mois. Soe Win --à qui on a attribué une embuscade meurtrière en 2003 contre un convoi dans lequel se trouvait la célèbre opposante Aung San Suu Kyi-- avait été hospitalisé en mars à Singapour pour une leucémie et était retourné dans son pays il y a quelques semaines pour y mourir, selon des sources fiables.
 
13 morts "officiels"
 
En mai, le régime avait annoncé que le général Thein Sein, numéro cinq dans la hiérarchie militaire, assurait l'intérim. Le décès de Soe Win ne devrait pas avoir d'impact majeur sur le gouvernement, alors que le pouvoir réel a toujours été concentré entre les mains du numéro un, le généralissime Than Shwe, 74 ans, selon des analystes.
 
Il y a deux semaines, le régime, confronté à un mouvement de protestation populaire emmené par des bonzes et des opposants, a violemment réprimé les manifestations, les plus importantes depuis 1988. Au moins treize personnes ont été tuées, selon des sources officielles. Le bilan est certainement plus lourd, selon des diplomates qui ont fait état de milliers d'arrestations.
 
Une embuscade attribuée à Soe Win
 
Jeudi, le Conseil de sécurité de l'ONU a "déploré fermement l'utilisation de la violence" et a appelé à "une libération rapide" de tous les détenus et à l'ouverture d'un "dialogue authentique" avec Mme Suu Kyi, 62 ans, lauréate du Prix Nobel de la Paix qui a été privée de liberté pendant la majeure partie des 18 dernières années. Vendredi soir, le régime militaire a déclaré "regretter" la déclaration du Conseil de sécurité.
 
Le 30 mai 2003, un convoi dans lequel Aung San Suu Kyi circulait avec des membres de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), avait été attaqué dans le nord de la Birmanie par des hommes de main de la junte. L'embuscade avait été attribuée à Soe Win, aujourd'hui disparu. Selon des sources de la dissidence, quelque 80 personnes avaient péri dans l'attaque de 2003, la junte s'en tenant à un chiffre de seulement quatre morts et une centaine de blessés. Mme Suu Kyi, ses lieutenants et de nombreux militants avaient été incarcérés avant qu'une répression ne s'abatte sur l'ensemble du principal parti d'opposition. En septembre 2003, Mme Suu Kyi avait quitté sa prison pour être placée en résidence surveillée à Rangoun, pour la troisième fois de sa vie. Elle est toujours maintenue en isolement à ce jour.
 

(D'après AFP)

 

(D'après AFP)

le 12 octobre 2007 à 15:21
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4 Commentaires

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  • Regis, le 12/10/2007 à 17h55

    Bon debarras, il va peut etre enfin payer pour ses actes ....

  • Michot, le 12/10/2007 à 17h55

    Et pourtant!nous sommes tous aveugles et sourds;il suffurait d'appeller les français à ne plus acheter de produits chinois et de laisser entendre q'une participation aux jo pourrait etre remise en cause,je pense que nos amis chinois pourrait reconsiderer leurs positions.

  • David, le 12/10/2007 à 16h19

    A priori ca ne sera pas une grande perte pour tout le monde!!! ce n'est pas moi qui verserait une larme pour un tyran

  • Julien, le 12/10/2007 à 16h17

    On ne va pas le plaindre. Que la dictature birmane tombe avec lui.

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