Le chef de la junte reçoit l'émissaire de l'ONU

le 02 octobre 2007 à 09h21 , mis à jour le 02 octobre 2007 à 22h04

Ibrahim Gambari s'est entretenu mardi avec le généralissime Than Shwe pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise qui secoue Rangoun.

[Expiré] [Expiré] bonzes Birmanie Rangoun © AFP
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L'analyse de l'ambassadeur de France sur place

 

Ibrahim Gambari, l'envoyé spécial de l'ONU, aura attendu quatre jours avant de pouvoir rencontrer le numéro un de la junte birmane. C'est maintenant chose faite. Le généralissime Than Shwe l'a en effet reçu mardi dans la nouvelle capitale Naypyidaw. Aucun détail n'a filtré sur le contenu des discussions. Il a ensuite pu rencontrer pour la seconde fois la célèbre opposante Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix en 1991 et assignée à résidence depuis 2003. Il a ensuite quitté le pays.
  
Arrivé samedi en Birmanie, Ibrahim Gambari s'était rendu une première fois à Naypyidaw (400 km au nord de Rangoun) mais il avait été reçu par des responsables moins importants du régime. Le lendemain dimanche, il était retourné à Rangoun où il avait été autorisé à rencontrer  Aung San Suu Kyi. Ibrahim Gambari était ensuite reparti dans la soirée pour Naypyidaw dans l'espoir de s'entretenir lundi avec Than Shwe. Mais, l'émissaire avait été emmené dans la région de Lashio, une zone reculée du nord-est qu'il avait survolée par hélicoptère.
 
Des arrestations par milliers ?
 
Mardi matin, M. Gambari avait été escorté vers un terrain de sports de Lashio où le régime avait réuni des dizaines de milliers de personnes pour un rassemblement de soutien aux autorités.
Rangoun, la plus grande ville de Birmanie située à quelque 900 km au sud de Lashio, a été le théâtre il y a une semaine de manifestations populaires anti-junte, emmenées par des moines bouddhistes, qui ont été violemment réprimées par les forces de sécurité. Des soldats ont tiré à balles réelles.
 
Selon des sources officielles et officieuses birmanes, au moins treize personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées. Mais, d'après des diplomates occidentaux à Rangoun, le bilan des violences est bien plus élevé et les arrestations se comptent par centaines, voire par milliers, notamment parmi des bonzes, dont on est sans nouvelles.

(D'après agence)

le 02 octobre 2007 à 09:21
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