Manifestation à Rangoun, le 28 septembre 2007 © TF1/LCIUn millier de personnes sont toujours détenues en Birmanie où la junte militaire au pouvoir a violemment réprimé un mouvement de contestation pacifique et inédit depuis 1988, affirme la télévision d'Etat. Au total, ce sont 2171 personnes qui ont été arrêtées durant les manifestations anti-gouvernementales, les plus importantes depuis vingt ans. Un peu plus de la moitié, soit 1215 personnes, ont été libérées, dont plus de 500 ces deux derniers jours, a précisé la télévision.
L'annonce de ces libérations intervient alors que la junte birmane cherche à diminuer la pression internationale après la répression violente des manifestations qui a fait, selon des sources officielles birmanes, au moins treize morts, dont un vidéo-reporter japonais, et des dizaines de blessés. Mais le bilan pourrait être bien plus élevé selon des diplomates occidentaux à Rangoun.
Un projet de déclaration à l'ONU
A l'ONU, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, les trois membres permanents occidentaux du Conseil de sécurité, ont fait circuler vendredi un projet de déclaration condamnant "la répression violente" exercée contre les manifestants par la junte birmane et demandant "la libération immédiate des personnes arrêtées". Il appelle également la junte militaire birmane à libérer tous les prisonniers politiques, dont la leader de l'opposition et Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, afin "de permettre le dialogue avec les leaders de tous les groupes politiques et ethniques" en vue d'un processus "de réconciliation, dialogue et démocratisation".
Ce projet de déclaration non contraignante, qui doit être discuté par le Conseil lundi au niveau des experts, demande un consensus des 15 membres du Conseil de sécurité pour être adopté. Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne l'ont fait circuler après que le Conseil de sécurité a entendu le rapport de l'émissaire de l'ONU Ibrahim Gambari sur sa mission de quatre jours en Birmanie.
Internet de nouveau coupé |
Les liaisons Internet en Birmanie qui fonctionnaient à nouveau depuis vendredi soir ont été coupées samedi matin à l'issue du couvre-feu, ont indiqué des utilisateurs, une semaine après que la junte eut coupé les lignes pour empêcher la diffusion d'informations hors du pays. La junte birmane avait coupé la principale liaison Internet la semaine dernière afin de restreindre le plus possible les communications avec le monde extérieur alors que se déroulaient dans le pays les plus grandes manifestations anti-gouvernementales contre la junte birmane depuis 20 ans. |
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





