Vers une "condamnation" de la répression ?

le 06 octobre 2007 à 08h10 , mis à jour le 06 octobre 2007 à 08h15

Un projet de déclaration non contraignante cosigné par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France est à l'étude à l'Onu.

birmanie manifestation rangounManifestation à Rangoun, le 28 septembre 2007 © TF1/LCI

Les Etats-Unis, la  Grande-Bretagne et la France, les trois membres permanents occidentaux du  Conseil de sécurité de l'Onu, ont fait circuler vendredi un projet de déclaration condamnant "la répression violente" exercée contre les manifestants  par la junte birmane. Le texte note "avec préoccupation la poursuite des détentions de masse et  appelle le gouvernement de Birmanie de faire preuve de la plus grande retenue et  de mettre fin aux mesures répressives, comme premier pas dans un désescalade de la situation".

Ce projet de déclaration non contraignante demande un consensus des 15  membres du Conseil de sécurité pour être adopté. Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne l'ont fait circuler après que le Conseil de sécurité a entendu  le rapport de l'émissaire de l'ONU Ibrahim Gambari sur sa mission de quatre  jours en Birmanie.
 
"Réconciliation,  dialogue et démocratisation"
 
Le projet de déclaration, qui doit être discuté par le Conseil lundi au  niveau des experts, se félicite de la mission de l'émissaire et de son rapport et  demande "la libération immédiate des personnes arrêtées et ... que celles qui  ont été blessées ait accès à des soins médicaux appropriées". Le texte demande  également "un décompte complet des personnes détenus, disparues ou tués à la  suite des récentes manifestations pacifiques".
 
Il appelle également la junte militaire birmane à libérer tous les  prisonniers politiques, dont la leader de l'opposition et Prix Nobel de la Paix  Aung San Suu Kyi, afin "de permettre le dialogue avec les leaders de tous les  groupes politiques et ethniques" en vue d'un processus "de réconciliation,  dialogue et démocratisation". La junte birmane doit "s'engager sans délai dans un tel processus avec le  soutien direct des Nations unies", soulignent encore les auteurs du texte, qui  demandent le retour rapide en Birmanie de Ibrahim Gambari. Celui-ci avait indiqué qu'il prévoyait de retourner à Rangoun avant la mi-novembre.

Internet de nouveau coupé

Les liaisons Internet en Birmanie qui  fonctionnaient à nouveau depuis vendredi soir ont été coupées samedi matin à l'issue du couvre-feu, ont indiqué des utilisateurs, une semaine après que la  junte eut coupé les lignes pour empêcher la diffusion d'informations hors du pays. La junte birmane avait coupé la principale liaison Internet la semaine  dernière afin de restreindre le plus possible les communications avec le monde  extérieur alors que se déroulaient dans le pays les plus grandes manifestations anti-gouvernementales contre la junte birmane depuis 20 ans.

D'après agence

le 06 octobre 2007 à 08:10
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