Manifestation à Rangoun, le 28 septembre 2007 © TF1/LCILes Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, les trois membres permanents occidentaux du Conseil de sécurité de l'Onu, ont fait circuler vendredi un projet de déclaration condamnant "la répression violente" exercée contre les manifestants par la junte birmane. Le texte note "avec préoccupation la poursuite des détentions de masse et appelle le gouvernement de Birmanie de faire preuve de la plus grande retenue et de mettre fin aux mesures répressives, comme premier pas dans un désescalade de la situation".
Ce projet de déclaration non contraignante demande un consensus des 15 membres du Conseil de sécurité pour être adopté. Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne l'ont fait circuler après que le Conseil de sécurité a entendu le rapport de l'émissaire de l'ONU Ibrahim Gambari sur sa mission de quatre jours en Birmanie.
"Réconciliation, dialogue et démocratisation"
Le projet de déclaration, qui doit être discuté par le Conseil lundi au niveau des experts, se félicite de la mission de l'émissaire et de son rapport et demande "la libération immédiate des personnes arrêtées et ... que celles qui ont été blessées ait accès à des soins médicaux appropriées". Le texte demande également "un décompte complet des personnes détenus, disparues ou tués à la suite des récentes manifestations pacifiques".
Il appelle également la junte militaire birmane à libérer tous les prisonniers politiques, dont la leader de l'opposition et Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, afin "de permettre le dialogue avec les leaders de tous les groupes politiques et ethniques" en vue d'un processus "de réconciliation, dialogue et démocratisation". La junte birmane doit "s'engager sans délai dans un tel processus avec le soutien direct des Nations unies", soulignent encore les auteurs du texte, qui demandent le retour rapide en Birmanie de Ibrahim Gambari. Celui-ci avait indiqué qu'il prévoyait de retourner à Rangoun avant la mi-novembre.
Internet de nouveau coupé |
Les liaisons Internet en Birmanie qui fonctionnaient à nouveau depuis vendredi soir ont été coupées samedi matin à l'issue du couvre-feu, ont indiqué des utilisateurs, une semaine après que la junte eut coupé les lignes pour empêcher la diffusion d'informations hors du pays. La junte birmane avait coupé la principale liaison Internet la semaine dernière afin de restreindre le plus possible les communications avec le monde extérieur alors que se déroulaient dans le pays les plus grandes manifestations anti-gouvernementales contre la junte birmane depuis 20 ans. |
D'après agence
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