Benazir Bhutto près de sa résidence d'Islamabad vendredi © TF1L'ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto a participé samedi, au lendemain de son assignation à résidence, levée dans la nuit, à une manifestation organisée par des journalistes contre l'instauration de l'état d'urgence. "Je suis venue pour vous témoigner ma solidarité. Je réprouve ces restrictions" (envers les medias) , a-t-elle lancé à quelque 200 manifestants
réunis dans le centre ville.
réunis dans le centre ville.
Depuis l'instauration samedi dernier du régime d'état d'urgence par le président Pervez Musharraf, une série de restrictions ont été imposées aux médias, notamment la presse privée écrite et télévisée. Toute information de presse "diffamant" le général Musharraf, son gouvernement ou les forces armées est proscrite. Les journaux et les télévisions ont également interdiction de publier ou de diffuser des images de kamikazes et de victimes d'attentats suicide, ainsi que des déclarations de combattants islamistes.
Régulation des médias
Toute violation est passible d'une peine de prison allant jusqu'à trois ans ou d'une amende de dix millions de roupies (167.000 dollars). L'autorité pakistanaise de régulation des médias pourra confisquer les équipements des contrevenants et procéder à une saisie de leurs locaux pendant 30 jours.
Benazir Bhutto avait été bloquée vendredi quand elle a tenté de se rendre à un rassemblement de son Parti du Peuple Pakistanais (PPP), dans la banlieue d'Islamabad, qui n'avait de toute façon pas eu lieu, l'état d'urgence instauré il y a une semaine par le président Pervez Musharraf interdisant tout rassemblement public. Selon un responsable du PPP, elle doit rencontrer dans la journée des responsables de son parti, des représentants de la société civile et des diplomates étrangers.
(D'après AFP)
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