Les moines birmans mobilisent l'opposition © LCI/TF1En Birmanie, depuis plus de 24 heures, il est de nouveau impossible de se connecter à des sites internationaux, a indiqué vendredi un responsable des télécoms d'Etat. "Les utilisateurs d'internet ne peuvent accéder qu'à des sites locaux. Pour les sites web et les e-mails avec l'étranger, l'internet ne fonctionne pas depuis 8 heures du matin jeudi", a dit ce responsable de l'entreprise publique Myanmar Teleport. "La passerelle de connexion est en panne" et "nous ne savons pas encore quand elle sera rétablie", a-t-il ajouté, sans autre précision.
Fin septembre, le régime militaire birman avait violemment réprimé un mouvement de protestation populaire emmené par des moines bouddhistes. La principale liaison avec internet avait alors été coupée, limitant considérablement le flot d'informations et d'images en provenance de Birmanie. Mercredi dernier, une nouvelle manifestation de bonzes avait été signalée à Pakokku, localité située à plus de 500 kilomètres au nord de Rangoun et qui avait été le point de départ du mouvement de protestation de septembre en Birmanie.
Libérations
Les difficultés d'accès à internet sont intervenues peu avant une nouvelle mission de l'envoyé spécial de l'ONU Ibrahim Gambari qui est attendu samedi en Birmanie. Soufflant encore le chaud et le froid, le régime militaire a décidé vendredi, à la veille de cette visite, de ne pas prolonger le mandat du plus haut fonctionnaire de l'ONU en poste à Rangoun. Celui-ci avait dénoncé la pauvreté et les souffrances de la population en Birmanie, affirmant que les besoins de base n'étaient pas satisfaits dans ce pays pourtant riche en ressources naturelles. En revanche, cette visite a entraîné la libération, par le régime militaire birman, de 46 autres personnes, principalement des membres du parti de la célèbre opposante Aung San Suu Kyi.
Ces personnes avaient été arrêtées en août et en septembre, lors du mouvement de protestation brutalement réprimé par la junte, et elles ont été libérées jeudi soir, a indiqué Nyan Win, porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), parti de Mme Suu Kyi, elle-même assignée à résidence. Au cours de la semaine écoulée, au moins 165 personnes ont été libérées mais, selon Nyan Win, des dizaines de membres de la LND restent emprisonnés.
(D'après agence)
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