Pervez Musharraf lors de sa conférence de presse le 11 novembre 2007 © TF1/LCIPas de levée de l'état d'urgence tant que la sécurité ne sera pas rétablie au Pakistan. Voici en substance ce qu'a réaffirmé le président Musharraf au numéro deux du département d'Etat américain, John Negroponte. Arrivé vendredi soir à Islamabad, John Negroponte a rencontré samedi le général Musharraf pour discuter de la situation politique dans le pays soumis depuis le 3 novembre à l'état d'urgence. "Il (M. Musharraf) a dit à l'émissaire américain que l'état d'urgence avait pour but de renforcer le système de maintien de l'ordre afin de lutter contre l'extrémisme", a ajouté le porte-parole du président pakistanais.
"Un message très fort"
Le président du Pakistan a décrété le 3 novembre l'état d'urgence, invoquant la défense de l'unité nationale face au terrorisme islamiste. D'importantes restrictions aux libertés publiques ont été imposées et de nombreux opposants arrêtés. Selon l'opposition, Pervez Musharraf, en décrétant l'état d'urgence, visait directement la Cour suprême qui contrariait depuis des mois les desseins du chef de l'Etat et devait se prononcer peu après sur la légalité de sa réélection à la présidentielle du 6 octobre.
John Negroponte devait pour sa part livrer au président Musharraf "un message très fort", avait indiqué vendredi une source diplomatique. Selon des diplomates occidentaux, John Negroponte devait instamment demander à Pervez Musharraf de lever l'état d'urgence au plus vite, de quitter l'armée, de tenir les élections à la date prévue, de lever les restrictions sur les médias et de libérer les prisonniers politiques.
(D'après agence)
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