Pakistan: aucune date pour la levée de l'état d'urgence

le 11 novembre 2007 à 11h08 , mis à jour le 11 novembre 2007 à 17h55

Le président Musharraf a annoncé dimanche que le Parlement serait dissout jeudi et que des élections législatives auraient lieu avant le 9 janvier.

Pervez Musharraf lors de sa conférence de presse le 11 novembre 2007Pervez Musharraf lors de sa conférence de presse le 11 novembre 2007 © TF1/LCI

Le président pakistanais Pervez Musharraf, sous le feu des critiques depuis l'instauration de l'état d'urgence, a semblé lâcher du lest dimanche en restaurant le calendrier initial des élections législatives mais sans fixer de date pour la levée du régime d'exception. Le Parlement sera dissout jeudi et un scrutin législatif doit se tenir avant le 9 janvier, a annoncé le président au cours de sa première conférence de presse depuis l'instauration de l'état d'urgence le 3 novembre. Benazir Bhutto a salué dimanche après-midi l'annonce de ce calendrier électoral, le qualifiant de "pas positif".

Pervez Musharraf a également réitéré sa promesse de prêter serment en tant que civil avant de commencer son nouveau mandat, renonçant ainsi à ses fonctions à la tête de l'armée. La Cour suprême est censée se prononcer avant le 15 novembre sur son éligibilité avant que ne soit proclamée ou non sa victoire officielle à la présidentielle du 6 octobre dernier au scrutin indirect. Il n'a en revanche fixé aucune date pour la levée de l'état d'urgence. "Cela a été la décision la plus difficile de ma vie", a-t-il dit tout en affirmant n'avoir à aucun moment violé la Constitution en optant pour cette loi d'urgence.
  
"En guerre contre la dictature"

 
Pervez Musharraf a imposé l'état d'urgence le 3 novembre en invoquant une recrudescence sans précédent des attentats islamistes et l'ingérence de la justice dans le domaine politique. L'opposition et les capitales occidentales considèrent qu'il a trouvé là un prétexte pour s'agripper à un pouvoir vacillant à l'approche des législatives, notamment en évinçant les juges de la Cour suprême, et particulièrement son président qui lui était hostile. Depuis la proclamation de ce régime d'exception, la Constitution a été suspendue et une série de restrictions ont été imposées aux médias, notamment la presse privée écrite et télévisée.
  
L'ancien Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto, qui a déclaré samedi la "guerre à la dictature", s'est envolée dimanche pour Lahore, à l'est où elle a promis de conduire mardi, malgré l'état d'urgence, une "longue marche" de protestation.

(D'après agence)

le 11 novembre 2007 à 11:08
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