Pakistan : Bhutto appelle Musharraf à démissionner

le 13 novembre 2007 à 06h36 , mis à jour le 13 novembre 2007 à 21h56

En encerclant sa maison, ils empêchent l'ancien Premier ministre de mener une "longue marche" contre l'état d'urgence, interdite par les autorités.

Benazir Bhutto près de sa résidence d'Islamabad vendredi/TF1Benazir Bhutto près de sa résidence d'Islamabad vendredi © TF1

Accès scellés, deux rangées de barbelés, barrières en bois et 11000 policiers armés empêchent l'ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto de quitter sa résidence de Lahore, mardi matin, alors qu'elle devait mener une "longue marche" contre l'état d'urgence, interdite par les autorités, qui invoque des risques d'attentats. "Nous nous sommes assurés qu'elle ne pourrait pas quitter la maison", a expliqué un officier de la police de Lahore. Mais Benazir Bhutto devait pourtant quitter  comme prévu la maison à 10h locales (5h GMT) pour lancer la "longue marche"  de trois ou quatre jours de Lahore à Islamabad (275 km).

Depuis sa résidence actuelle, la chef de file de l'opposition a exhorté mardi Pervez Musharraf à quitter la présidence et a déclaré qu'elle ne serait jamais son Premier ministre. "Il est temps qu'il parte. Il doit démissionner de la présidence", a déclaré Benazir Bhutto. Dans la nuit, le président américain George Bush a lui de nouveau appelé à la levée de l'état d'urgence, afin de permettre la tenue  d'élections "libres et justes".

"Menaces précises d'attentat"

Benazir Bhutto avait déjà été la cible, le 18 octobre, de l'attentat le plus  meurtrier de l'histoire du Pakistan, qui avait tué 139 personnes, pour  l'essentiel des partisans de son parti rassemblés dans un énorme défilé autour  de son camion blindé après son retour au pays. Les autorités avaient déjà empêché vendredi la tenue d'un meeting du Parti  du peuple pakistanais (PPP) de Benazir Bhutto dans la banlieue d'Islamabad et  assigné sa dirigeante à résidence pour la journée parce que, selon elles, elle  faisait l'objet de "menaces précises d'attentat".
 
L'ex-chef du gouvernement est devenue l'un des leaders effectifs  de l'opposition depuis qu'elle a rompu, comme elle l'a annoncé seulement lundi,  des négociations entamées il y a plusieurs mois avec le général Musharraf pour  un futur partage du pouvoir.

D'après agence

le 13 novembre 2007 à 06:36
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1 Commentaires

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  • Wanda, le 13/11/2007 à 10h12

    C'est pratique les menaces d'attentat, ou la lutte contre le terrorisme, ça permet aux autorité de faire n'importe quoi sous les applaudissements d'une foule de gogos terrifiés.

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