Pervez Musharraf, prêtant serment pour son deuxième mandat, le 29 novembre 2007 © LCIPervez Musharraf a prêté serment jeudi pour un nouveau mandat de cinq ans après sa réélection le 6 octobre par le Parlement et les assemblées provinciales sortantes. Ce scrutin a été longtemps contesté avant d'être finalement validé il y a une semaine par une Cour suprême remaniée en sa faveur au lendemain de l'instauration de l'état d'urgence décrété par le chef de l'Etat le 3 novembre.
Vêtu d'une tunique noire traditionnelle, il a juré de veiller au respect de la Constitution et de faire son possible pour préserver et protéger la Nation, lors d'une cérémonie au palais présidentiel dans la capitale pakistanaise. "En vérité, aujourd'hui est un jour historique, c'est une étape cruciale dans la transition du Pakistan vers une démocratie véritable et complète", a-t-il ajouté.
Législatives le 8 janvier
L'opposition et la communauté internationale exercent toujours d'intenses pressions pour qu'il lève la loi d'exception avant les élections législatives et provinciales prévues le 8 janvier. Or, Pervez Musharraf ne l'a même pas évoquée dans son discours, se contentant de promettre que le scrutin aurait lieu le 8 janvier, "que l'Enfer arrive sur Terre ou qu'il y ait un déluge".
Mais selon ses propres mots, cette "transition vers la démocratie", qu'il promettait depuis longtemps, depuis son coup d'Etat du 12 octobre 1999 même, a emprunté ces dernières semaines un chemin tortueux. Il a fallu imposer l'état d'urgence pour mettre au pas la Cour suprême qui menaçait d'invalider sa réélection, en évinçant dès le lendemain ses juges récalcitrants, déclenchant ainsi un tollé dans le monde et laissant planer le doute sur sa sincérité. En prêtant serment comme chef de l'Etat en civil, il a cependant accédé à l'une des exigences de la communauté internationale.
L'opposition, très divisée, menace de boycotter les élections du 8 janvier, mais ses deux principaux leaders, les ex-Premier ministres rivaux des années 1990, Benazir Bhutto et Nawaz Sharif, rentrés récemment d'exil tous deux, ne parviennent pas à s'entendre pour l'heure, à la tête des deux partis les plus importants de l'opposition.
D'après agence
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