Pakistan : liberté toute relative pour Benazir Bhutto

Par A.C. (avec agence), le 16 novembre 2007 à 06h58 , mis à jour le 16 novembre 2007 à 11h12

Les autorités ont levé l'assignation à résidence de l'opposante, mais la police reste en faction, pour "assurer sa sécurité".

Benazir Bhutto près de sa résidence d'Islamabad vendredi/TF1Benazir Bhutto près de sa résidence d'Islamabad vendredi © TF1

Benazir Bhutto est libre de se déplacer, ou presque. Les autorités pakistanaises ont levé dans la nuit de jeudi à vendredi l'assignation à résidence de l'ex-Premier ministre, mais elle fait "toujours l'objet d'une  surveillance policière," précise la police. La raison ? "Assurer sa sécurité", font valoir les autorités.
 
Benazir Bhutto avait été assignée à résidence dans la nuit de lundi à mardi à Lahore, pour l'empêcher de  participer à une manifestation, en raison de "menaces réelles" d'attentat suicide contre elle, avaient justifiées les autorités. "Maintenant on a retiré l'assignation à résidence parce que il n'y a plus de manifestation", a indiqué un responsable pakistanais. Dans le même temps, l'ancien président du Sénat a prêté serment et devient Premier ministre de transition, chargé d'organiser les législatives de début janvier. Benazir Bhutto a jugé le nouveau gouvernement n'était "pas acceptable".

"Pas d'élections sous état d'urgence"
 
L'ex-Premier ministre a réclamé mardi pour la première fois la démission du  président Pervez Musharraf et réclamé la levée de l'état d'urgence que le général Musharraf a imposé il y a 12 jours. Elle a mis à profit son enfermement pour multiplier les contacts afin de tenter de fédérer une opposition très divisée pour réclamer le départ du général Musharraf, à la tête du pays depuis un coup d'Etat il y a huit  ans. Pas question, selon elle, de pouvoir organiser des élections "libres et  justes" sous état d'urgence.
 
Benazir Bhutto a été Premier ministre de 1988 à 1990 et de 1993 à 1996. Rentrée d'exil le jour même, elle avait été la cible le 18 octobre de  l'attentat suicide le plus meurtrier de l'histoire du Pakistan, qui avait tué 139 personnes.

Par A.C. (avec agence) le 16 novembre 2007 à 06:58
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1 Commentaires

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  • Vanessa, le 16/11/2007 à 14h20

    Il est évident que le Pakistan ne retrouvera pas la démocratie avec Mme Bhutto ou quelqu'un d'autre. Ces personnes ne peuvent que proposer des périodes de démocratie relative certes et le chemin vers une démocratie tel qu'on l'entend en Occident est encore long.

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