Les deux journalistes français ont été libérés

le 26 décembre 2007 à 12h22 , mis à jour le 26 décembre 2007 à 15h26

Ils étaient accusés par les autorités Sri-lankaises d'avoir tourné des images devant un centre de détention militaire.

Carte Sri Lanka

Leur calvaire n'a finalement duré que quelques jours. Les deux  journalistes de la chaîne de télévision France 24 arrêtés lundi au Sri Lanka en même temps que onze Tamouls, et accusés d'avoir tourné des images devant un centre de détention militaire, ont été libérés mercredi, selon Bernard Kouchner. Le chef de la diplomatie française  "adresse ses vifs remerciements à tous ceux qui ont contribué à  cette libération et notamment aux autorités du Sri Lanka". Selon le mouvement pour les médias libres (FMM), une organisation srilankaise indépendante, les deux journalistes, une femme et un cameraman,  filmaient une famille tamoule qui rendait visite à des proches incarcérés dans  le centre de détention à la veille de Noël.

Selon la version de la police, les deux journalistes filmaient un point de contrôle militaire devant le centre de détention de  Boosa. Les militaires ont rouvert récemment ce centre, qui a fait l'objet de multiples accusations de torture, à la suite de nombreuses arrestations de Tamouls dans le cadre du conflit armé entre l'armée gouvernementale et les insurgés des Tigres de libération de l'Eelam  tamoul.

Onze journalistes tués depuis 2005

Le FMM avait exigé la libération immédiate des journalistes, accusant les  autorités de commettre des abus à d'entraver le droit à l'information. "Le FMM ne considère pas la prise d'images d'un point de contrôle routier  comme une affaire relevant de la sécurité nationale et exprime sa grave  préoccupation concernant l'arrestation d'une équipe de télévision et de toute une famille pour un incident mineur".

Le Sri Lanka est considéré par les organisations de défense des droits de la  la presse comme d'un des pays les plus dangereux du monde pour les  journalistes. Depuis août 2005, onze journalistes ont été tués au Sri Lanka, dont dix dans  des zones contrôlées par le gouvernement, selon la Fédération internationale des  journalistes. Des affrontements opposent l'armée du Sri Lanka aux rebelles tamouls dans le  nord du pays, un conflit au cours duquel ont alterné phases de combats et  périodes d'accalmie, et qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis 1972.

Deux journalistes toujours détenus au Niger

Le journaliste Thomas Dandois et le cameraman Pierre Creisson sont toujours détenus au Niger. Ils ont été  arrêtés le 17 décembre, alors qu'ils effectuaient un reportage pour Arte. Ils ont été inculpés "d'atteinte à la sûreté de l'Etat",  un crime passible de la peine de mort. Les autorités leur reprochent d'avoir enfreint l'interdiction de se rendre dans le nord du pays pour réaliser un reportage sur la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice. Ils étaient détenteurs d'un visa et  d'une autorisation de tournage pour un reportage sur la grippe aviaire. Leurs familles ont appelé lundi le président nigérien, Mamdou Tandja, à la "clémence".

D'après agence
  

le 26 décembre 2007 à 12:22
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