Emeutes au Pakistan, le 28 décembre 2007, au lendemain de la mort de Benazir Bhutto © TF1/LCIDès jeudi après-midi, juste après l'annonce de la mort de Benazir Bhutto, ses partisans avaient exprimé leur colère dans les principales villes du pays. Au total, ces violences, qui ont duré une partie de la nuit, ont fait trente-deux morts selon le bilan officiel.
Pour ramener le calme, les forces de sécurité ont été placées en état d'alerte maximum. Elles ont même été autorisées à "tirer à vue" à Karachi, la grande ville du Sud du pays, fief de Benazir Bhutto, où plus de 10 000 hommes ont été déployés.
Malgré tout, de nouvelles émeutes sporadiques ont encore éclaté dans la matinée de vendredi. A Peshawar, la principale localité du Nord-Ouest, une foule de sympathisants de l'opposante défunte a incendié le bureau du parti soutenant le président Pervez Musharraf. Environ 1.500 manifestants, qui chantaient "Bhutto est vivante !", ont également jeté des pierres sur la devanture d'un cinéma. Dans la ville d'Hyderabad, dans le Sud du pays, la police a ouvert le feu sur un groupe de manifestants, blessant cinq d'entre eux.
Néanmoins, en dehors de Peshawar, la situation semblait s'apaiser vendredi matin dans l'attente des funérailles de Benazir Bhutto, prévues dans son village familial du sud du pays. Les rues de Karachi étaient ainsi quasiment vides, la plupart des magasins ayant gardé leurs portes closes.
Attentat dans un meeting du parti de Musharraf |
|
Retour MYTF1
Chargement en cours...




