Sarkozy en Inde pour une visite "politique"

le 25 janvier 2008 à 06h50 , mis à jour le 25 janvier 2008 à 11h23

Le chef de l'Etat entame ce vendredi une visite d'Etat de deux jours, l'occasion de répéter sa volonté de voir l'Inde entrer au Conseil de sécurité de l'ONU.

[Expiré] [Expiré] Sarkozy en Inde © AFP

Une visite plus politique qu'économique. Ainsi peut se résumer la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy en Inde qu'il entame ce vendredi. Le chef de l'Etat est arrivé dans la nuit sur place, pour une visite de deux jours. Car à l'inverse de ses récents voyages en Chine, au Maghreb ou dans le Golfe, le président ne débarque pas à New Delhi en privilégiant sa casquette de "chef des ventes" des entreprises tricolores, mais avec l'intention de donner un "nouvel élan" au partenariat stratégique lancé en 1998 entre les deux pays.

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Quelques jours après le Premier ministre britannique Gordon Brown, Nicolas Sarkozy, invité d'honneur de la fête nationale indienne samedi, répétera aux Indiens sa volonté de les accueillir dans un futur G13 et de leur offrir un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. "Avec plus d'un milliard d'habitants, l'Inde est la plus grande démocratie du monde et a toute sa place parmi ces instances", résume Paris.

Une poignée d'accords de coopération

A côté de la coopération sur les grands dossiers internationaux ou en matière de protection de l'environnement, le volet économique de ce séjour s'annonce moins florissant. Bien sûr, une poignée d'accords de coopération seront signés lors de la visite du président Sarkozy. La délégation de chefs d'entreprise, conduite par la présidente du Medef Laurence Parisot, comptera notamment Charles Edelstenne (Dassault), Anne Lauvergeon (Areva), Gilles Pélisson (Accor) et Denis Ranque (Thales). Suez doit parapher deux contrats dans le secteur de l'eau pour 100 millions d'euros, et l'Inde a promis aux Français le marché de la modernisation de 52 Mirage 2000, pour un montant potentiel de 1,5 milliard d'euros.

Le nucléaire civil ne fera pas l'objet à New Delhi d'un accord-cadre identique à ceux récemment signés avec l'Algérie, la Libye ou les Emirats arabes unis. Le PDG du groupe Areva Anne Lauvergeon devra se contenter d'une déclaration commune balayant "tout le spectre de la coopération possible", selon l'Elysée. Convoité par les Etats-Unis, la Russie et la Chine, l'ouverture du marché du nucléaire civil indien, évalué par Areva à 25 à 30 centrales, reste suspendue à la signature d'un accord dans lequel New Delhi, détenteur de l'arme atomique, accepterait de placer ses installations civiles sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

La France vient en outre d'essuyer des revers sur le marché de l'armement. L'Inde a en effet annulé une commande de 197 hélicoptères européens sur des allégations de corruption, et sa justice a relancé une enquête sur le versement d'éventuels pots-de-vin par Thales à la faveur d'un contrat en 2005, en cours d'exécution, pour la livraison de six sous-marins Scorpène. Nicolas Sarkozy devra aplanir ces contentieux pour pouvoir concrétiser de nouveaux espoirs de contrats, dont ceux de Dassault qui cherche à placer 40 de ses chasseurs Rafale.

(D'après agence)

le 25 janvier 2008 à 06:50
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6 Commentaires

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  • Ss, le 25/01/2008 à 10h14

    Si le Président pouvait évoquer l'actuel dépeçage en Inde du célèbre paquebot FRANCE sur les plages d'Alang...Tout ceci en violation de la convention de Bâle sur l'exportation des déchets ( le paquebot est bourré d'amiante)...Et faire surseoir au massacre du fleuron de la marine marchande française lancé par Charles de Gaulle en 1960 !!! Mais enfin, il ne faut, hélas, pas rêver... Je parie que vous n'aurez pas le courage de me publier . Henri.

  • M.J., le 25/01/2008 à 10h02

    Pourquoi ne pas dire que la France a été renvoyé à ses cheres etudes par les Indiens qui refusaient que cette visite soit le pretexte à des signatures de contrats ? Pourquoi ne jamais vous étonner que des chefs de grandes entreprises PRIVEES voyagent grace à l'argent de nos impots ? Comme dit le dicton, on ne prete qu'aux riches...

  • Michel, le 25/01/2008 à 08h52

    Ce voyage en Inde n'est pas anodine.Ce pays produit des ingénieurs de hauts niveau, la Chine fabrique et l'Europe trinque. Processus déjà en route.

  • Jacques, le 25/01/2008 à 08h33

    ça y est il va encore nous annoncer de gros contrats signés grace à lui ! Dans un premier temps il serait bon de voir la couleur des précèdents annoncés à grand renfort de pub par les medias pro sarko..

  • Valesini, le 25/01/2008 à 08h11

    Qui a t-il mis dans ses bagages vu que sa chanteuse n'a pas pû l'accompagner? il l'a peut-être caché dans l'avion pour visiter après. je me doute que comme d'hab. je ne vais pas être publié. lou 26

  • Tschumperlé, le 25/01/2008 à 07h15

    Le président Sarkozy a raison de se déplacer partout dans le monde et de rencontrer tous les dirigeants, qu'ils soient amis ou pas. Le problème est que Hollande et Royal ne savent pas quelle attitude adopter. Faut-il être pour ou contre ou vaut-il mieux ne pas avoir d'avis ?

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