© AFPUne visite plus politique qu'économique. Ainsi peut se résumer la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy en Inde qu'il entame ce vendredi. Le chef de l'Etat est arrivé dans la nuit sur place, pour une visite de deux jours. Car à l'inverse de ses récents voyages en Chine, au Maghreb ou dans le Golfe, le président ne débarque pas à New Delhi en privilégiant sa casquette de "chef des ventes" des entreprises tricolores, mais avec l'intention de donner un "nouvel élan" au partenariat stratégique lancé en 1998 entre les deux pays.
Sarkozy en Inde: pluie de contrats pour les industriels français
Le chef de l'Etat, qui effectue une visite de quatre jours en Inde, s'est félicité lundi de la signature d'accords pour la construction de deux centrales nucléaires EPR. Des contrats pour 15 milliards d'euros ont abouti "ou sur le point d'aboutir".
Publié le 06/12/2010
Le couple Sarkozy "hypnotisé" par le Taj Mahal
La presse indienne rapporte dimanche que le couple présidentiel est "tombé amoureux du Taj", lors d'une visite privée qui a quelque peu bouleversé le programme établi.
Publié le 05/12/2010
Les Sarkozy en Inde : une visite économique, une autre au Taj Mahal
Le chef de l'Etat, son épouse, quelques ministres et une délégation de chefs d'entreprises français ont entamé samedi une visite de 4 jours en Inde. Au menu : des projets d'accords sur le nucléaire civil et la défense et une visite du Taj Mahal.
Publié le 04/12/2010
Quelques jours après le Premier ministre britannique Gordon Brown, Nicolas Sarkozy, invité d'honneur de la fête nationale indienne samedi, répétera aux Indiens sa volonté de les accueillir dans un futur G13 et de leur offrir un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. "Avec plus d'un milliard d'habitants, l'Inde est la plus grande démocratie du monde et a toute sa place parmi ces instances", résume Paris.
Une poignée d'accords de coopération
A côté de la coopération sur les grands dossiers internationaux ou en matière de protection de l'environnement, le volet économique de ce séjour s'annonce moins florissant. Bien sûr, une poignée d'accords de coopération seront signés lors de la visite du président Sarkozy. La délégation de chefs d'entreprise, conduite par la présidente du Medef Laurence Parisot, comptera notamment Charles Edelstenne (Dassault), Anne Lauvergeon (Areva), Gilles Pélisson (Accor) et Denis Ranque (Thales). Suez doit parapher deux contrats dans le secteur de l'eau pour 100 millions d'euros, et l'Inde a promis aux Français le marché de la modernisation de 52 Mirage 2000, pour un montant potentiel de 1,5 milliard d'euros.
Le nucléaire civil ne fera pas l'objet à New Delhi d'un accord-cadre identique à ceux récemment signés avec l'Algérie, la Libye ou les Emirats arabes unis. Le PDG du groupe Areva Anne Lauvergeon devra se contenter d'une déclaration commune balayant "tout le spectre de la coopération possible", selon l'Elysée. Convoité par les Etats-Unis, la Russie et la Chine, l'ouverture du marché du nucléaire civil indien, évalué par Areva à 25 à 30 centrales, reste suspendue à la signature d'un accord dans lequel New Delhi, détenteur de l'arme atomique, accepterait de placer ses installations civiles sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique.
La France vient en outre d'essuyer des revers sur le marché de l'armement. L'Inde a en effet annulé une commande de 197 hélicoptères européens sur des allégations de corruption, et sa justice a relancé une enquête sur le versement d'éventuels pots-de-vin par Thales à la faveur d'un contrat en 2005, en cours d'exécution, pour la livraison de six sous-marins Scorpène. Nicolas Sarkozy devra aplanir ces contentieux pour pouvoir concrétiser de nouveaux espoirs de contrats, dont ceux de Dassault qui cherche à placer 40 de ses chasseurs Rafale.
(D'après agence)
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