Pervez Musharraf lors de sa conférence de presse le 11 novembre 2007 © TF1/LCIUne équipe de Scotland Yard est arrivée ce vendredi au Pakistan pour aider les autorités pakistanaises à enquêter sur l'assassinat le 27 décembre de l'ex-figure de l'opposition, Benazir Bhutto. Il s'agit de six hommes, des spécialistes de l'antiterrorisme de la célèbre unité de la police criminelle britannique. Arrivés en fin de matinée à l'aéroport d'Islamabad, ils se sont aussitôt engouffrés dans un minibus, sans faire de déclaration.
Royaume-Uni : l'homme aux 108 agressions sexuelles présumées arrêté
La police britannique a mis la main dimanche sur l'un des hommes les plus recherchés d'Angleterre. Il s'attaquait le plus souvent à des personnes âgées.
Publié le 16/11/2009
Jeudi, sous le feu des questions de la presse internationale, le président pakistanais Pervez Musharraf a assuré qu'il n'était "pas entièrement satisfait" de l'enquête pakistanaise en cours, mais a martelé que le gouvernement ou les services de renseignements n'avaient pas tenté de détruire des indices.
Des services de voirie redoutablement efficaces
Huit jours après la mort dans un attentat suicide de Benazir Bhutto, dont les autorités avaient accusé dès le lendemain un groupe lié à Al-Qaïda, Musharraf a justifié jeudi son appel au Royaume-Uni pour qu'il envoie une équipe d'experts en médecine légale de Scotland Yard. Il s'est montré agacé par le fait que les services de voirie ont nettoyé les lieux du crime à grande eau juste après le meurtre. "Je suis sûr qu'ils n'ont pas fait cela avec l'intention de cacher des secrets ou que les services de renseignements ne leur ont pas ordonné de cacher des secrets", a insisté le président pakistanais.
De fait, la tâche de Scotland Yard ne sera pas aisée tant les fautes de procédures et les erreurs des autorités, au moins en matière de communication, ont été flagrantes. "Quel niveau d'assistance peut apporter la première cellule d'enquête criminelle du monde ? Cela reste peu clair", estime vendredi dans un éditorial le journal anglophone The News. Le Parti du peuple pakistanais de Benazir Bhutto a déjà indiqué qu'il ne coopérera à aucune enquête autre que celle qui serait lancée sous l'autorité des Nations unies, sur le modèle de celle mise sur pied pour l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafiq Hariri en 2005.
D'après agence
Retour MYTF1
Royaume-Uni : l'homme aux 108 agressions sexuelles présumées arrêté
Chargement en cours...




