Aung San Suu Kyi, opposante au régime militaire birman et prix Nobel de la paix © LCI/TF1L'opposante birmane Aung San Suu Kyi a quitté samedi, à bord d'un convoi officiel, la maison où elle est habituellement confinée à Rangoun pour une rencontre avec le médiateur de l'ONU Ibrahim Gambari, ont indiqué des responsables birmans. L'entretien s'est déroulé dans une résidence gouvernementale, a précisé un responsable birman sous couvert de l'anonymat. Mme Suu Kyi, assignée à résidence depuis 2003, avait pu s'entretenir au même endroit avec M. Gambari lors des deux précédents voyages du diplomate nigérian en Birmanie en septembre et novembre derniers, juste après la répression d'un mouvement de protestation populaire conduit par des moines bouddhistes.
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Par ses reportages, le japonais Kenji Nagai dénonçait la dictature birmane. Son meurtre par un soldat, filmé, contribue encore à isoler le régime.
Publié le 28/09/2007
M. Gambari effectue depuis jeudi une nouvelle mission de médiation en Birmanie où le régime militaire a annoncé son intention d'organiser en mai un référendum sur une nouvelle Constitution, entièrement élaborée sous son contrôle, qui ouvrirait la voie à des élections législatives en 2010. Des pays occidentaux ont estimé que ces projets électoraux manqueraient de crédibilité s'ils n'étaient pas libres et transparents et s'ils n'incluaient pas Mme Suu Kyi et l'opposition. Selon le projet de constitution, Mme Suu Kyi (62 ans), lauréate du Prix Nobel de la Paix, pourrait être inéligible, au motif controversé qu'elle a été mariée à un étranger, le Britannique Michael Aris, décédé d'un cancer en 1999.
Il semble peu probable que l'Onu parvienne, comme elle s'y emploie depuis la répression brutale par la junte, en septembre, de manifestations pro-démocratiques, à convaincre les généraux de libérer Suu Kyi et d'inclure sa LND dans leur "feuille de route vers la démocratie". Le régime birman a d'ailleurs rejeté une proposition de l'ONU de déployer des observateurs indépendants pour le référendum sur une nouvelle Constitution annoncé pour mai, a annoncé samedi la télévision d'Etat. Dans des déclarations citées par des médias officiels vendredi soir et samedi matin, le ministre birman de l'Information, le général Kyaw Hsan, a indiqué à M. Gambari que le régime n'avait pas l'intention d'amender le projet de constitution et il a accusé le médiateur onusien de "partialité" en faveur de Mme Suu Kyi.
(D'après agence)
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