Nicolas Sarkozy à Tarbes le 25 mars 2008 © TF1/LCI 
Sarkozy "ne ferme la porte à aucune éventualité"
Nicolas Sarkozy hausse le ton sur la question du boycott des Jeux olympiques de Pékin. Lors d'une visite à Tarbes, mardi, il a déclaré que "toutes les options sont ouvertes". En appelant "au sens de la responsabilité des dirigeants chinois", il a ajouté : "Je veux que le dialogue commence et je graduerai ma réponse en fonction de la réponse qui sera donnée par les autorités chinoises". L''Elysée a précisé dans la foulée que le chef de l'Etat évoquait la cérémonie d'ouverture et non l'ensemble des Jeux. Lundi, le locataire de l'Elysée avait adressé à son homologue chinois Hu Jintao un message appelant à "la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet" (lire notre article).
Dans la matinée, mardi, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade s'était déclarée prête à recevoir le dalaï lama s'il vient en France. "Les portes de notre pays lui seront toujours ouvertes. S'il fait une visite pastorale, je le recevrai volontiers et sans aucune réserve". "Le président de la République prendra une décision le moment venu", avait-elle rapporté dans les colonnes du quotidien. Une déclaration bien pesée : une visite du dalaï lama dans l'Hexagone est en effet prévue de longue date entre les 15 et 20 août, soit en pleine période des Jeux olympiques. Il doit notammant donner une conférence à Nantes. En attendant, Rama Yade souligne que "l'urgence est que les émissaires du dalaï lama rencontrent les autorités chinoises".
Pourparlers gelés
Bernard Kouchner a répété quant à lui sur Europe 1 mardi matin que la France n'est pas favorable à un boycott des Jeux olympiques. "Cette répression n'est pas supportable", a-t-il déclaré, interrogé sur l'appel que lui a lancé l'ancien ministre socialiste Jack Lang à "sortir de sa réserve" sur le Tibet. "Personne ne réclame, surtout pas le dalaï lama, le boycott des Jeux Olympiques", a toutefois rappelé le ministre des Affaires étrangères en estimant à nouveau qu'il ne faut pas être "plus tibétain que le dalaï lama".
La France était restée jusque-là très en retrait sur la situation au Tibet. A l'inverse, le Premier ministre britannique Gordon Brown s'est déclaré la semaine dernière prêt à rencontrer le dalaï lama, accusé par Pékin d'être à l'origine des manifestations de Lhassa, et Berlin avait gelé ses pourparlers avec la Chine en matière de développement économique.
De son côté, le dalaï lama a de nouveau menacé mardi de quitter sa charge de chef spirituel du bouddhisme tibétain si de nouvelles manifestations anti-chinoises violentes se produisaient en Chine ou à l'étranger.
| Environ 140 morts selon le gouvernement tibétain en exil |
Environ 140 personnes ont été tuées lors de la répression par la Chine de manifestations au Tibet, a affirmé mardi en Inde le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil. "C'est le bilan arrêté lundi soir et qui inclut l'ensemble du Tibet". Un précédent bilan communiqué lundi matin par M. Rinpoche et qualifié de son aveu "d'invérifiable", faisait état de 130 morts. |
(D'après agence)
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