Les médailles des JO de Pékin 2008 © LCITour à tour, les grandes capitales et les grandes organisations ont donné ce mardi leur point de vue sur les mesures à prendre contre la Chine via les Jeux olympiques. Pour l'instant, Nicolas Sarkozy est le seul chef d'Etat à avoir durci le ton en affirmant qu'il n'écartait "aucune éventualité" sur un boycott, non pas de la compétition, mais de la cérémonie d'ouverture des Jeux (cliquez ici pour lire notre article).
Outre-Atlantique, la Maison-Blanche a fait savoir que George W. Bush avait toujours l'intention d'assister aux Jeux olympiques. "Notre position reste que nous pensons que l'objectif des Jeux olympiques est de permettre aux athlètes internationaux de se réunir et de montrer leurs talents", a expliqué sa porte-parole. Elle a réaffirmé que les Jeux étaient l'occasion pour les pays organisateurs de "se montrer sous leur meilleur jour et c'est l'occasion pour la Chine d'en faire autant" et que la distinction faite entre le sport et la politique n'empêchait pas de faire savoir "très franchement" ce que pense l'administration américaine aux dirigeants chinois.
En appelant le gouvernement chinois et le dalaï lama à un "dialogue direct", l'Allemagne a pour sa part désapprouvé l'idée d'un boycott. "La discussion en cours ne sert qu'à détourner l'attention de la nécessité d'une solution politique du conflit tibétain", indique le porte-parole d'Angela Merkel.
De son côté, le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso s'est dit défavorable à un boycottage car il s'agit "non pas d'un événement politique mais d'un grand événement sportif et humain". "Nous n'avons aucune certitude qu'un quelconque boycottage conduise à un plus grand respect de la loi en Chine ou au Tibet", a-t-il souligné.
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