Lhassa quadrillée par l'armée, la Chine lance un ultimatum

le 15 mars 2008 à 07h23 , mis à jour le 15 mars 2008 à 14h45

Pékin accordera sa "clémence" aux émeutiers qui se rendront d'ici lundi minuit, après les violences en marge de la manifestation des moines bouddhistes.

[Expiré] [Expiré] Lhassa police © AFP

La Chine a lancé samedi un ultimatum aux personnes ayant participé aux émeutes à Lhassa, capitale du Tibet, en marge de la manifestation des moines tibétains. Les autorités chinoises pourraient accorder de leur "clémence" à ces personnes si elles se rendaient d'ici lundi à minuit. De leur côté, les autorités tibétaines ont publié un message accusant des "émeutiers" d'avoir incendié des écoles, des hôpitaux, des magasins et des maisons, et tué des innocents. Pour la première fois, la télévision officielle a montré des scènes montrant des émeutiers en train d'incendier des bâtiments, signe que les autorités préparent une campagne publique de condamnation des émeutes.
 
Les manifestations anti-chinoises de vendredi à Lhassa, les plus sanglantes depuis 1989 au Tibet, auraient fait au moins 10 morts et  de nombreux blessés dans une ville désormais quadrillée par l'armée. De nombreuses boutiques ont été incendiées vendredi dans le coeur historique de la capitale du Tibet, pendant des manifestations organisées par des moines bouddhistes, célébrant depuis le début de la semaine le 49e anniversaire  du soulèvement de Lhassa qui avait abouti à l'exil du dalaï lama.

L'UE et les USA appellent à la "retenue"
 
Le gouvernement régional affirme que les forces de l'ordre n'ont pas tiré de  coups de feu contre les manifestants mais ont procédé à des tirs de sommation. Selon des témoins, des tanks et des véhicules militaires patrouillaient dans les rues de Lhassa, même si la loi martiale n'est pour le moment pas entrée en  vigueur. L'accès du Tibet aux touristes étrangers en Chine est neammoins désormais impossible, selon plusieurs tour-opérateurs chinois. Outre Lhassa, où la situation semblait calme samedi après-midi selon des témoins, les moines tibétains ont repris leur manifestation dans la province chinoise du Gansu.

Ces violences interviennent à cinq mois des jeux Olympiques de Pékin et  placent le gouvernement chinois, déjà sous pression sur le terrain des droits de  l'homme, dans une situation délicate. Vendredi, les Etats-Unis et l'Union Européenne avaient fait part de leur inquiétude et appelé la Chine à la "retenue" dans cette crise. En revanche, les pays asiatiques se sont abstenus pour l'instant de réagir. Le gouvernement tibétain en exil a lui appelé à une enquête de l'ONU sur les violences meurtrières,  qu'il a qualifiées de "violations des droits de l'Homme", évoquant, loin des chiffres officiels, 100 morts depuis le début des violences.

D'après agence

le 15 mars 2008 à 07:23
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4 Commentaires

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  • Pailloux herve, le 15/03/2008 à 09h01

    On ferait mieux de boycotter les jeux...le droit de l'homme n'existe pas en chine.....et encore moins celui de la femme .. pays a esclure ....c mon avis personel ,mais franchement ,la chine ne nous 'fera pas taire' nous.. moi c décidé ,je boycotterais les jeux de PEKIN a la télé ..parole d'homme libre.......

  • Free, le 15/03/2008 à 08h55

    Vive le Tibet libre et indépendant !

  • Nathalie, le 15/03/2008 à 08h55

    Boycott des JO tout simplement !

  • Cayan, le 15/03/2008 à 08h21

    A quand une vraie réaction des occidentaux et un boycott des JO ????

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