Nicolas Sarkozy et son homologue chinois Hu Jintao (25 novembre 2007) © TF1/LCI![]() |
| Sarkozy sort de son silence |
Ces derniers jours, des dirigeants de l'opposition avaient reproché à Nicolas Sarkozy son silence sur le Tibet. Dans un message adressé à son homologue chinois Hu Jintao, le chef de l'Etat appelle Pékin à "la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet".
Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy émet le voeu "que le dialogue engagé depuis plusieurs années entre les autorités chinoises et les représentants du dalaï-lama reprenne rapidement et s'approfondisse, afin que tous les Tibétains se sentent en mesure de vivre pleinement leur identité culturelle et spirituelle au sein de la République populaire de Chine". "Le président de la République a exprimé la disponibilité de la France à faciliter cette reprise du dialogue, dans le cadre du partenariat stratégique franco-chinois", poursuit le communiqué.
Dans ce texte, le président Nicolas Sarkozy fait également part à son homologue chinois de sa "profonde émotion à la suite des événements tragiques récents". La Chine a sévèrement réprimé la semaine dernière des manifestations au Tibet et dans les régions chinoises voisines. Cette répression s'est soldée par "environ 130 morts", selon le gouvernement tibétain en exil, alors que Pékin a affirmé que les émeutes avaient fait 19 morts, dont 18 civils "innocents" et un policier.
Selon deux sondages publiés lundi, une majorité des Français souhaitent que Nicolas Sarkozy ne participe pas la cérémonie d'ouverture des JO à Pékin le 8 août mais s'opposent à un boycottage des jeux eux-mêmes.
La position de la France sur le Tibet n'a pas varié |
La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade a estimé lundi que la position de la France sur la situation au Tibet n'avait pas varié avec l'intervention de Nicolas Sarkozy. "Que le Président de la République s'exprime c'est une voix encore plus forte. Heureusement que cette fois elle a été entendue parce qu'on dit quand même la même chose depuis une semaine", a déclaré la secrétaire d'Etat sur Europe 1. "Notre position n'a pas varié mais je crois que ceux qui ont critiqué le président de la République ont fait semblant de ne pas entendre ce que j'ai dit", a ajouté celle qui a multiplié les interventions sur le Tibet. Elle a notamment déclaré jeudi dernier qu'il fallait décider d'un éventuel boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin en fonction de la situation au Tibet "dans cinq mois", et non de la situation actuelle. |
(D'après agences)
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