Lhassa, quadrillée par les forces de l'ordre, dimanche 16 mars 2006 © TF1/LCIAprès les violences à Lhassa, le gouvernement chinois accuse des "émeutiers tibétains" d'être responsables de la mort de 13 personnes. Un bilan très inférieur aux 80 morts établi par le gouvernement Tibétain en exil. Le président de la région du Tibet a de nouveau averti que ces "émeutiers" avaient jusqu'à lundi minuit pour se livrer. "S'ils se rendent, ils seront traités avec clémence. S'ils donnent des informations sur d'autres personnes impliquées dans des délits, ils seront traités avec encore plus de clémence", a dit Qiangba Puncog. "Ceux qui ont commis des crimes graves seront traités impitoyablement", a toutefois averti ce haut responsable.
Les "émeutiers tibétains" ont tué treize personnes innocentes à Lhassa vendredi dernier, a affirmé le président de la région contrôlée par la Chine depuis 1951. "Ils ont brûlé ou frappé à mort 13 civils innocents", a-t-il dit, sans faire état de victimes qui auraient été tuées par la police ou l'armée, comme l'affirment des groupes pro-Tibétains. Le précédent bilan officiel des émeutes de Lhassa était de 10 morts.
Ville bouclée
Plus de 300 incendies ont été allumés, la plupart dans des magasins, et 56 véhicules ont été incendiés, a précisé Qiangba, affirmant une nouvelle fois que les forces de l'ordre n'avaient pas tiré de coups de feu contre les manifestants. Samedi, le gouvernement régional avait affirmé que les forces de l'ordre n'avaient procédé qu'à des tirs de sommation. Plusieurs témoignages recueillis par l'AFP auprès de résidants et de touristes étrangers ont fait état de coups de feu entre vendredi et dimanche.
Qiangba Puncog a également affirmé lundi que l'armée n'était pas intervenue pour réprimer les émeutes qui sont survenues à l'issue d'une semaine de manifestation emmenée par des moines bouddhistes à l'occasion du 49e anniversaire du soulèvement anti-chinois de Lhassa. Les informations lundi en provenance de Lhassa étaient rares, la ville étant bouclée par l'armée. Les autorités répètent que le calme est revenu mais "déconseillent" aux touristes étrangers et à la presse de s'y rendre pour des questions de "sécurité". Les journalistes doivent de toute façon obtenir un permis spécial.
Dimanche, les manifestations de Tibétains se sont propagées dans d'autres régions, notamment au Sichuan où vivent des minorités tibétaines (lire notre article).
(D'après agence)
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