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le 07 avril 2008 à 10h52, mis à jour le 07 avril 2008 à 11:21
Jacques Rogge, président du CIO, a appelé lundi à une "résolution rapide et pacifique au Tibet", condamnant "la violence, quelles que soient ses raisons".
Jacques Rogge, président du CIO (7 avril 2008) © TF1/LCIAprès les incidents qu'a connus Londres ce week-end, le passage de la flamme olympique, qui traverse Paris ce lundi sous forte surveillance policière avant de partir pour San Francisco, devrait continuer à concentrer les actions des manifestants dénonçant le bilan de la Chine en matière de Droits de l'homme. Et au Comité International Olympique, le ton change. Samedi, son président Jacques Rogge avait estimé que le CIO avait pris une "sage décision" en confiant à Pékin l'organisation des Jeux. Mais dans un discours à l'Association des comités olympiques nationaux, lundi à Pékin, il a évoqué, non seulement les incidents autour de la torche olympique, mais aussi la question du Tibet.
"Le relais de la flamme a été visé. Le CIO a exprimé sa grave préoccupation et appelle à une résolution rapide et pacifique au Tibet", a-t-il dit. "La violence, quelles que soient ses raisons, n'est pas compatible avec les valeurs de la transmission de la flamme des Jeux Olympiques".
"Les boycotts ne servent à rien"
S'il ne s'agit pas à proprement parler d'une condamnation, cette prise en compte du problème du Tibet dans le discours du CIO était impatiemment attendue parmi les sportifs. "Jusqu'à maintenant, il n'y a que les athlètes qui sont montés au créneau. Il était temps que le CIO réagisse", a commenté lundi le champion olympique français David Douillet, qui est également
président de la Commission des athlètes du CNOSF (Comité national olympique et sportif français).
Reste que la principale préoccupation affichée par le CIO concerne les incidents possibles et les appels au boycott autour des Jeux. Après l'étape mouvementée du Royaume-Uni, la porte-parole du CIO, Giselle Davies a commenté lundi prudemment : "Nous avons vu ce qui s'est passé à Londres et nous regarderons avec beaucoup attention l'étape parisienne aujourd'hui et celle de San Francisco avant de tirer des conclusions". Quant à Jacques Rogge, il a réaffirmé depuis Pékin son opposition aux appels au boycott. "Certains hommes politiques ont joué avec l'idée du boycott. Actuellement, il n'existe pas d'élan pour un boycott généralisé", a-t-il souligné. "Heureusement, le public s'est rendu compte que les boycotts ne servent à rien et pénalisent les athlètes".
Le CIO n'est pas le seul dans l'embarras. La France a illustré une nouvelle fois cette fin de semaine sa difficulté à concilier droits de l'Homme et réalisme diplomatique dans la crise du Tibet en maintenant la menace de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin tout en démentant vouloir imposer des "conditions" à la Chine. Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a estimé pour sa part dimanche qu'un boycott "ne contribuerait pas du tout à la protection des droits de l'Homme" et pourrait avoir l'effet inverse.
D'après agences
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