La flamme olympique à New Delhi, le 17 avril 2008 © TF1/LCIAprès les incidents de Londres, Paris et San Francisco, l'étape indienne -la seule après l'annulation du relais à Bombay- du passage de la flamme olympique s'annonçait tendue. Plus de 100 000 exilés tibétains vivent en effet dans le pays. Pour éviter tout débordement, les autorités de New Delhi avaient donc mis un dispositif exceptionnel en déployant 16 000 policiers et militaires pour boucler la ville.
A la demande de la Chine, le parcours en lui-même, en plein centre-ville, avait été réduit au minimum. La torche de la discorde n'a ainsi été allumée que trente minutes dans les rues de la capitale indienne, le temps de parcourir les trois kilomètres qui séparent le palais présidentiel et la Porte de l'Inde, un arc de triomphe militaire.
Par crainte de manifestations de Tibétains, surtout d'"immolations par le feu" devant les télévisions du monde entier, la police avait interpellé près de 200 militants à New Delhi. Quarante-six autres Tibétains ont aussi été appréhendés à Bombay, la capitale économique indienne, après avoir essayé de pénétrer dans le consulat de Chine. L'Inde avait en effet promis à la Chine, sa voisine et rivale contre laquelle elle a perdu une guerre en 1962, un passage sans encombre.
Ces mesures de sécurité exceptionnelles n'ont néanmoins pas dissuadé deux mille Tibétains et Indiens de lancer un relais concurrent de la flamme olympique, portant une torche symbole de la lutte "pour la liberté du Tibet".
Les policiers chinois seront discrets au Japon |
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