Le dalaï lama, le 16 octobre 2007 © TF1/LCID'un côté, Nicolas Sarkozy multiplie les efforts, gestes symboliques et envois d'émissaires, pour faire baisser la tension avec la Chine, où les manifestations anti-françaises se multiplient depuis le fiasco du passage de la flamme olympique à Paris. Mais, de l'autre, les marques de soutien aux Tibétains venues de France brouillent le message. Illustration frappante : la ville de Paris a décidé de faire du dalaï lama son "citoyen d'honneur". Pour Pékin, qui a exprimé mardi son "fort mécontentement", il s'agit d'une "grossière ingérence" dans les affaires intérieures chinoises. La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a ainsi appelé la France à "prendre des mesures concrètes pour sauvegarder les relations" bilatérales. De son côté, le Quai d'Orsay tente de calmer le jeu en assurant que la ville de Paris agit de manière "indépendante", elle seule étant responsable de cette mesure.
La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait pourtant, peu auparavant, salué la lettre de soutien adressée par le président français à la sportive handicapée Jin Jing, porteuse de la torche, qui avait subi des attaques d'opposants tibétains lors de son parcours dans la capitale française. Elle avait souligné que le geste avait "été apprécié par le peuple chinois", exprimant dans la foulée sa désapprobation face à "certains actes individuels radicaux" commis lors des manifestations anti-françaises.
"Il est compréhensible que le peuple chinois ait été blessé"
"Je veux vous dire que j'ai été choqué par les attaques dont vous avez été l'objet le 7 avril à Paris et, pour le courage que vous avez montré, j'ai un profond respect envers vous et le peuple dont vous venez", écrivait Nicolas Sarkozy dans la lettre remise lundi à la jeune sportive par le président du Sénat, Christian Poncelet, présent jusqu'à la fin de cette semaine en Chine. Dans cette même missive, le chef de l'Etat français assurait également : "Il est compréhensible que le peuple chinois ait été blessé et je condamne fermement" ces actions.
Cette lettre remise en main propre et devant les caméras, ainsi que la présence de Christian Poncelet en Chine, ne sont pas les seuls signes de la volonté française de faire baisser la tension. Nicolas Sarkozy doit encore adresser cette semaine aux dirigeants chinois deux messages. L'un sera porté par Jean-Pierre Raffarin, qui part mercredi pour Pékin, l'autre par le conseiller diplomatique du chef de l'Etat, Jean-David Levitte. Les messagers risquent d'avoir fort à faire pour prouver la bonne volonté de la France.
Huis-clos pour la flamme en Indonésie |
|
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




