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le 12 avril 2008 à 08h20, mis à jour le 12 avril 2008 à 18:49
Le président chinois Hu Jintao a affirmé samedi que le problème du Tibet relevait de la "souveraineté nationale".
Les violences à Lhassa au Tibet © TF1/LCI"Notre conflit avec la clique du dalaï lama n'est pas un problème ethnique, ni un problème religieux, ni un problème des droits de l'Homme. Il s'agit soit de sauvegarder notre souveraineté nationale, soit de laisser éclater la patrie", a déclaré samedi le président chinoisHu Jintao , cité par la télévision centrale et l'agence officielle Chine Nouvelle. Le numéro un chinois a fait ces déclarations lors d'une rencontre avec le Premier ministre australien Kevin Rudd, à Sanya, sur l'île de Hainan, où doit s'ouvrir samedi après-midi une réunion économique régionale, le Forum de Boao pour l'Asie.
Mercredi à Pékin, lors d'un discours devant des étudiants, Kevin Rudd avait évoqué les problèmes "considérables" des droits de l'Homme au Tibet. "La porte du dialogue avec le dalaï lama est toujours ouverte", a affirmé Hu Jintao, cité par les médias officiels. "Actuellement, les obstacles pour des discussions ne sont pas de notre côté, mais du côté du dalaï lama", a-t-il poursuivi, alors que plusieurs pays, comme les Etats-Unis ou la France, ont appelé Pékin à entamer un dialogue avec le leader spirituel des Tibétains.
"Si le dalaï lama souhaite vraiment un accord, il doit le montrer par ses actions. S'il abandonne ses activités séparatistes, ses complots incitant à la violence, ses projets de sabotage des jeux Olympiques de Pékin, nous sommes prêts à tout moment à poursuivre le contact et le dialogue", a de nouveau expliqué le président chinois. En visite aux Etats-Unis, le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains, a déclaré ne pas être partisan d'un boycott des Jeux olympiques de Pékin cet été et réaffirmé qu'il ne réclamait pas l'indépendance du Tibet, mais simplement une autonomie élargie. "Mon avis, pour l'essentiel, est le suivant : nous ne sommes pas contre vous. Et je ne recherche pas la scission", a-t-il dit à l'adresse de Pékin lors d'un discours à Seattle.
"Pure violence"
Selon la télévision centrale et Chine Nouvelle, Hu Jintao a souligné que les émeutes de Lhassa n'étaient pas du tout, "comme l'ont proclamé certaines des 'manifestations pacifiques', des 'actions non-violentes', mais de la pure violence". "Face à ces actions violentes criminelles qui violent gravement les droits de l'Homme, perturbent gravement l'ordre et mettent en danger gravement les hommes et les biens aucun gouvernement responsable ne peut rester sans rien faire", a également affirmé le président chinois.
De son côté, le dalaï-lama réaffirmé vendredi à la chaîne de télévision américaine NBC qu'il n'était pas partisan d'un boycott des Jeux olympiques de Pékin. Interrogé quant à son message à la Chine, il a répondu en ces termes: "Mon avis, pour l'essentiel, est le suivant: nous ne sommes pas contre vous. Et je ne recherche pas la scission". Le dalaï-lama a affirmé à plusieurs reprises qu'il ne réclame pas l'indépendance du Tibet mais veut simplement une autonomie élargie.
Les dirigeants tibétains en exil affirment que la répression chinoise a fait plus de 150 morts, non seulement au Tibet mais dans les régions avoisinantes, tandis que la Chine accuse des "émeutiers" tibétains d'avoir tué 18 civils et deux policiers.
(D'après agence)
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