La flamme des JO de Pékin 2008 © TF1-LCISelon les autorités chinoises, les projets d'attentat contre les Jeux olympiques se multiplient. Le mois dernier, elles ont ainsi affirmé avoir déjoué une attaque que préparaient des séparatistes musulmans du Xinjiang, une région du nord-ouest du pays, aux confins de l'Asie centrale.
Ce jeudi, alors que la polémique enfle sur les droits de l'Homme, la police a annoncé avoir démantelé entre le 26 mars et le 6 avril deux nouveaux groupes qualifiés de "terroristes", toujours dans le Xinjiang. Selon elle, les 35 personnes arrêtées prévoyaient de kidnapper des athlètes, journalistes et touristes étrangers durant les Jeux. Leur projet aurait été conçu en novembre.
Ces affirmations sont bien évidemment quasiment impossibles à vérifier. Mais une chose est sûre : face à l'épouvantail d'une menace terroriste, avérée ou non, Pékin pourra mobiliser les forces de l'ordre partout dans le pays. Et donc limiter les risques de manifestations contre la répression politique, notamment au Tibet.
Près de dix millions de musulmans, dont les Ouïgours, une minorité turcophone, vivent dans la région autonome du Xinjiang, sur les 18 millions de musulmans que compte la Chine. Certains groupes continuent à se battre pour l'indépendance du Turkestan oriental, qui a connu une existence éphémère avec deux Républiques entre 1930 et 1949.
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