Ban Ki Moon en Birmanie, le 23 mai 2008 © LCIUne vingtaine de jours après le passage du cyclone Nargis, la Birmanie semble enfin être disposée à laisser entrer l'aide internationale. A l'issue d'un face à face avec le numéro un birman, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé vendredi que le junte était "d'accord pour permettre l'entrée de tous les travailleurs humanitaires, quelle que soit la nationalité". La junte refuse en revanche l'aide fournie par les militaires -Le Mistral, bâtiment de la marine française- est donc toujours bloqué au large.
Le numéro un birman a également accepté que l'aéroport de Rangoun soit utilisé comme plateforme internationale pour la distribution des secours, a précisé Ban Ki-moon, qui était depuis jeudi en Birmanie pour tenter de convaincre le régime d'ouvrir le pays à des opérations massives de secours pour les millions de sinistrés du cyclone Nargis.
"Le monde observe"
Lors de sa conférence qui a suivi ces annonces, Ban Ki-moon s'est dit "encouragé par les discussions". "Mais la mise en oeuvre sera la clef", a-t-il reconnu. "Le monde observe. Davantage doit être fait", a-t-il conclu.
Des représentants d'agences de l'ONU et d'ONG en Thaïlande ont néanmoins accueilli avec prudence cette avancée de la junte, se demandant aussitôt si les travailleurs humanitaires étrangers pourraient sortir de Rangoun et se rendre dans le delta l'Irrawaddy, zone la plus touchée. A priori, cela devrait être le cas.
D'après agence
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