Ban Ki-moon (à g.), à son arrivée en Birmanie, le 22 mai 2008 © TF1/LCITrois semaines après le passage de Nargis et plusieurs jours à attendre son visa, Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'Onu, se trouve à Rangoun depuis jeudi matin. Cette visite exceptionnelle vise à "sauver des vies" après la catastrophe qui a fait plus de 130.000 morts et disparus selon les dernières estimations.
A son arrivée à l'aéroport de Rangoun, Ban Ki-moon, dont la présence n'a pas été relayée par les médias d'Etat, a été accueilli par le ministre birman des Affaires étrangères. Il devait s'entretenir séparément jeudi matin avec le Premier ministre, le général Thein Sein, et diverses organisations humanitaires avant de se rendre dans l'après-midi dans des zones très affectées de la région du delta de l'Irrawaddy, dans le sud-ouest de la Birmanie. Vendredi, il doit rencontrer le numéro un de la junte birmane, le généralissime Than Shwe, et dix de ses adjoints dans la nouvelle capitale administrative de Naypyidaw, située dans une région reculée du centre.
"Moment critique"
L'objectif de Ban Ki-moon : convaincre la junte de laisser pénétrer massivement l'aide internationale, matérielle mais surtout humaine. Les généraux, méfiants à l'égard des Occidentaux et jaloux de leur souveraineté, sont sous forte pression pour ouvrir largement la porte de leur pays à ces opérations de secours. "Le moment est critique pour la Birmanie où l'ONU n'a pu atteindre qu'environ 25% des personnes qui en ont besoin", a averti Ban Ki-moon.
Mercredi, le Quai d'Orsay a indiqué que la Birmanie n'avait ainsi toujours pas donné son accord pour l'acheminement de l'aide française transportée par un bâtiment de la marine nationale, Le Mistral. En revanche, le premier des dix hélicoptères du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies s'est posé en Birmanie jeudi matin, où il doit acheminer de l'aide humanitaire vers les régions sinistrées.
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