La flamme des JO de Pékin 2008 © TF1-LCIEncadrée par de nombreux barrages de police, la flamme olympique a traversé mardi matin Urumqi, capitale du Xinjiang, première étape de son parcours dans cette région qui entretient des rapports tendus avec Pékin. Les autorités redoutent en effet des actions terroristes lors des JO qui seraient menées par les séparatistes.
De nombreux musulmans de la région -ils sont huit millions au total, principalement de l'ethnie des Ouïghours- réfutent l'accusation, estimant que le gouvernement central s'en sert pour justifier ses mesures oppressives et visant à anéantir leur culture.
"On s'en fout"
Pour éviter tout débordement, l'activité à Urumqi était largement limitée par les contrôles de sécurité. L'accès à la place du Peuple, lieu de départ de la flamme devant une foule réduite à 3.000 enthousiastes, était conditionné par un passage sous détecteur de métaux et une fouille des sacs.
Sous un ciel bleu, les spectateurs -surtout des Chinois- ont scandé "Allez la Chine !" ou "Allez les JO !". Au milieu des festivités, certains Ouïghours, peu nombreux, s'affichaient perplexes. "Quel rapport avec nous ? Ce sont les Jeux olympiques de la Chine. On s'en fout", glissait un commerçant, pendant que sa fille s'agitait pour le faire taire.
Parcours encore en suspens au Tibet
Après Urumqi, la flamme traversera trois autres villes de la région. Elle devrait arriver ensuite samedi à Lhassa, capitale du Tibet. Son parcours dans la région, secouée en mars par des manifestations antichinoises, resteopaque depuis que Pékin a annoncé renoncer au plan initial d'une étape de 3 jours après le séisme meurtrier dans la province voisine du Sichuan.
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