Des milliers de passagers sont bloqués à l'aéroport international de Phuket en Thaïlande, le 30 août 2008 © TF1/LCIFermé depuis vendredi, l'aéroport international de l'île touristique de Phuket, dans le sud de la Thaïlande, a rouvert dimanche. Le directeur de la plateforme a annoncé que les "opérations [avaient] repris vers 11 heures (5 heures à Paris)". Le petit aéroport de Krabi, situé non loin de là, avait également repris ses activités un peu plus tôt, selon un responsable de cet aéroport.
"Tous les services ont repris leurs activités normalement. Les manifestants ont commencé à quitter les lieux ce matin, il n'y en a plus beaucoup", a expliqué le directeur de l'aéroport de Phuket. La plateforme avait été fermée vendredi après des manifestations antigouvernementales. Revendication des manifestants, qui ont bloqué les accès et coupé les pistes de l'éaroport : la démission du Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej.
Plus de 120 vols ont été annulés et quelque 15.000 passagers étaient bloqués depuis vendredi. De nombreux touristes avaient exprimé leur frustration. Outre les aéroports de Phuket et de Krabi, celui de Hat Yai, dans l'extrême sud, avait aussi été fermé vendredi mais il avait rouvert dès samedi.
Les actions dans ces aéroports, revendiquées par l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD), ont été menées en signe de solidarité avec les milliers de manifestants qui occupent depuis mardi le siège du gouvernement à Bangkok.
Pas de démission, mais une session parlementaire extraordinaire |
Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a assuré dimanche qu'il ne démissionnerait pas et qu'il n'imposerait pas l'état d'urgence pour mettre fin aux manifestations ayant abouti à l'occupation du siège du gouvernement et à la fermeture d'aéroports. M. Samak a convoqué une séance spéciale du Parlement dimanche en raison de la gravité de la situation. L'occupation du complexe abritant son bureau à Bangkok se poursuivait dimanche, pour la sixième journée consécutive. La police a déclaré qu'entre 14.000 et 17.000 opposants y restaient barricadés. "Nous ne pouvons laisser cette situation se poursuivre", a estimé M. Samak, 73 ans, qui n'est pas présent sur place. |
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