Image d'archives © TF1/LCILes soldats français tués le 18 août en Afghanistan ne sont pas tombés dans n'importe quelle embuscade. Selon un commandant du 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa), victime de l'attaque du 18 août, cette unité a été piégée par quelque 170 rebelles. "Ç'a été la surprise, explique le commandant. Jusqu'alors, les rebelles avaient pour habitude de passer à l'assaut avec des groupes constitués de 30 à 50 hommes, dont une vingtaine seulement étaient au contact direct."
Pas cette fois. "Ce coup-ci, ils se sont regroupés et se sont coordonnés", poursuit le commandant de 37 ans, qui estime que les rebelles appartenaient à plusieurs groupes, dont des talibans. Les militaires français estiment à entre 40 et 70 le nombre de tués chez les rebelles, mais reconnaissent n'avoir trouvé qu'un seul corps laissé par l'ennemi sur le terrain lorsqu'ils ont décroché à la faveur de la nuit.
"Puissance de feu"
Une délégation de sept parlementaires français menée par Guy Teissier, député UMP des Bouches-du-Rhône et président de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, a rendu visite dimanche aux hommes sur leur base située à une quinzaine de kilomètres du lieu de l'embuscade.
Les soldats engagés dans le combat ont raconté à cette occasion comment un groupe dépêché en renfort après le début des combats s'est lui-même retrouvé à un moment encerclé : "Il nous a fallu une heure et demie pour arriver sur les lieux" en raison du mauvais état des pistes, raconte Guillaume, 25 ans, chef de groupe au 8e RPIMa. "Le terrain n'était pas bon. On n'avait pas de visuel sur l'ennemi et on ne connaissait pas son volume. On est monté, mais 20 minutes plus tard on a été pris par des tirs dans le dos. On était encerclés." Christian, un caporal-chef de 26 ans, ajoute : "On a tenu sur place toute la nuit."
Tous les soldats français qui faisaient partie de la première patrouille prise en embuscade ont été rapatriés, ainsi qu'"un ou deux autres" qui avaient été chargés de récupérer les morts et qui ont été marqués par l'expérience. Les soldats sur place affirment toutefois que l'esprit de corps a joué et leur a permis de surmonter l'épreuve. "On en a tous parlé entre nous. Et la camaraderie a joué entre sections", souligne Nathan, 20 ans. Les patrouilles se poursuivent normalement, "mais on est plus vigilant", dit Nathan. "On a vu la puissance de feu qu'ils peuvent nous mettre d'un seul coup."
Un soldat de l'Otan tué par une bombe en Afghanistan |
Un soldat de l'Otan a été tué dimanche par l'explosion d'une bombe dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé la force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf). La nationalité du soldat et les circonstances de sa mort n'ont pas été précisées. Ce nouveau décès porte à 188 le nombre de soldats étrangers tués en Afghanistan cette année, dont 44 au cours du seul mois d'août. Quelque 70.000 soldats étrangers sont actuellement déployés en Afghanistan dans le cadre de l'Isaf, sous commandement de l'Otan, et de l'Opération "Liberté immuable", sous commandement de l'armée américaine. |
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