Le dalaï lama, chef spirituel du bouddhisme tibétain, en avril 2008 © LCIEn visite en France, le dalaï-lama est sorti de sa réserve pour dénoncer de nouvelles violences du gouvernement chinois au Tibet. C'est dans un entretien au quotidien Le Monde, que le chef spirituel a évoqué cet évènement. Toujours selon le quotidien du soir, il aurait affirmé : "L'armée chinoise a encore tiré sur la foule, lundi 18 août, dans la région du Kham, dans l'est du Tibet : 140 Tibétains auraient été tués, mais ce chiffre demande à être confirmé." "Depuis le début des émeutes, le 10 mars, des témoins fiables ont pu établir que 400 personnes ont été tuées dans la seule région de Lhassa. Tuées par balles, alors qu'elles manifestaient sans armes. Leurs corps n'ont jamais été rendus aux familles."
Mais quelques heures plus tard, le bureau du dalaï lama a démenti que le chef spirituel tibétain eut évoqué, un bilan de 140 personnes tuées par des tirs de l'armée chinoise le 18 août dans l'est du Tibet. "Nous souhaitons clarifier le fait que Sa Sainteté n'a pas mentionné un nombre de victimes", a indiqué le bureau du dalaï lama, actuellement en visite en France, dans un communiqué. "En réponse à une question du journaliste concernant des nouvelles récentes selon lesquelles les troupes chinoises auraient tiré sur une foule de manifestants, Sa Sainteté a clairement répondu que nous n'avions pas d'informations spécifiques concernant le nombre de victimes", indique le texte.
Le dalaï-lama rencontre Kouchner
Sur le front politique, le dalaï-lama a jusqu'à présent seulement rencontré des parlementaires lors de sa visite en France qu'il a dit "d'ordre spirituel et pas d'ordre politique". Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade et l'épouse du président de la République, Carla Bruni-Sarkozy, assisteront toutefois vendredi matin à l'inauguration d'un temple à Roqueredonde Hérault.
(D'après agence)
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