L'arrivée à Paris de l'avion transportant 11 des 21 soldats français blessés en Afghanistan (20 août 2008) © TF1/LCIOutre les dix soldats français tués lundi et mardi, 21 ont été blessés lors des combats qui se sont produits à quelques dizaines de kilomètres de Kaboul, dans l'assaut au sol le plus meurtrier visant les forces internationales en Afghanistan. Alors que Nicolas Sarkozy s'est rendu ce mercredi à Kaboul en compagnie d'Hervé Morin et Bernard Kouchner pour rendre hommage aux morts et rencontrer les blessés, plusieurs de ces soldats touchés lors des affrontements sont rentrés en fin de matinée en France.
Un Boeing C135 médicalisé, parti de Kaboul et transportant 11 des 21 blessés, est arrivé vers 11 heures à l'aéroport de Paris-Orly. Les rapatriés ont été accueillis à leur arrivée par le secrétaire d'Etat à la Défense, Jean-Marie Bockel, et par le chef d'état-major de l'armée de terre, Elrick Irastorza. Six d'entre eux devraient être transférés à l'hôpital d'instruction des armées Percy à Clamart, dans les Hauts de Seine, et cinq autres à l'hôpital militaire Bégin de Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne.
Les blessés vont bien
Ils sont "tous dans un état stable" et leur "pronostic vital n'est pas engagé", avait indiqué mardi le ministre de la Défense, Hervé Morin. Ce mercredi, à leur arrivée à Orly, la médecin-chef Anne Robert, chef du service de communication Santé des armées, a précisé que "ces militaires ont été blessés par balles ou par des éclats, deux d'entre eux ont été blessés dans un accident de blindé, ils souffrent de blessures de moyenne gravité, ils allaient bien, mais ils ont besoin de suivi". Selon elle, "les blessés qui sont restés à Kaboul sont les militaires les moins touchés".
Quant aux corps des dix soldats tués lors de cette embuscade, ils seront rapatriés dans la soirée, a précisé Jean-Marie Bockel. Ils devraient arriver en début de nuit à l'aéroport de Villacoublay. Le secrétaire d'Etat s'était déjà rendu mardi et mercredi à Castres et Noyon pour rencontrer les militaires des régiments concernés par l'embuscade des talibans. Il a expliqué qu'il avait "exprimé la compassion et la détermination à poursuivre l'action" aux soldats qu'il a rencontrés. "Ces soldats sont prêts à partir, ils n'ont pas d'état d'âme, ils ont de l'émotion, mais une grande détermination et beaucoup de calme", a-t-il dit. Une cérémonie d'hommage aux soldats tués dans cette embuscade aura lieu aux Invalides jeudi après le conseil des ministres, en présence du chef de l'Etat.
D'après agence
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