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| Les premières images après l'attentat |
La confusion règne autour de l'hôtel Marriott, après la forte déflagration qui s'est produite samedi devant l'entrée de ce grand hôtel d'Islamabad, au Pakistan. L'explosion de forte puissance s'est produite peu après 20 heures, heure locale, lorsqu'un camion bourré d'explosifs a enfoncé les barrières disposées devant l'entrée principale de l'établissement. "Des coups de feu ont été tirés. Dans le même temps, [le kamikaze] a déclenché ses explosifs", a raconté le propriétaire de l'hôtel, Sadruddin Hahwani. Le bilan serait d'au moins 60 morts, dont au moins un Américain. Plus de deux cents personnes seraient également blessées. Mais ce bilan pourrait s'alourdir considérablement, d'autant que l'imposant bâtiment de cet hôtel de luxe fréquenté par de nombreux étrangers était encore en flammes tard dans la soirée et menaçait de s'effondrer à tout moment.
Des clients qui dînaient à l'hôtel lors de l'attentat ont raconté que les plafonds du hall d'entrée et de la salle à manger, où de 200 à 300 personnes se trouvaient à cette heure de rupture du jeûne, se sont effondrés. De nombreux clients de l'établissement seraient encore pris au piège à l'intérieur. Une grue a été acheminée sur place pour les évacuer. L'explosion a été si puissante qu'elle a soufflé les vitres de bâtiments à plus d'un kilomètre à la ronde. Une vingtaine de voitures ont également été détruites. Selon le ministère pakistanais de l'Intérieur, le camion piégé transportait sans doute plus de 500 kg d'explosifs. A deux reprises déjà, l'hôtel Marriott avait été la cible d'attaques par le passé. Mais l'attentat de samedi est le plus meurtrier commis à Islamabad.
Al-Qaïda appelle à multiplier les attaques
Cette nouvelle explosion survient alors que le Pakistan est en proie à une vague sans précédent d'attentats perpétrés par les islamistes proches d'Al-Qaïda. Samedi soir, le nouveau président du Pakistan, Asif Ali Zardari, a promis que "le gouvernement continuera de combattre le terrorisme et l'extrémisme sous toutes ses formes". "Le terrorisme est un cancer au Pakistan, nous sommes déterminés, si Dieu le veut, à débarrasser le pays de ce cancer", a-t-il déclaré dans un discours à la nation, retransmis à la télévision. De leur côté, les Etats-Unis "condamnent avec force" cet attentat. "C'est un rappel de la menace à laquelle nous faisons tous face. Les Etats-Unis seront aux côtés du gouvernement pakistanais démocratiquement élu pour répondre à ce défi", indique un communiqué de la Maison Blanche. L'Elysée a pour sa part qualifié l'attentat suicide d'"acte ignoble". "La France entend approfondir sa coopération avec le Pakistan en matière de lutte contre le fléau du terrorisme", précise un communiqué de l'Elysée, pour qui "les tragiques événements survenus aujourd'hui renforcent encore cette détermination".
L'attentat de samedi n'a pour l'heure pas été revendiqué, mais la vidéo diffusée par Al-Qaïda pour le septième anniversaire des attentats du 11-Septembre comporte un appel à des attentats sur le sol pakistanais. Moustafa Abou al Yazid, l'un des principaux commandants du réseau islamiste, menace dans cette vidéo les forces occidentales présentes en Afghanistan d'"attaques d'une plus grande ampleur là où elles s'y attendront le moins" et demande aux activistes du Pakistan de renforcer leur lutte. Depuis un an, près de 1200 personnes sont mortes dans un attentat au Pakistan.
D'après agence








