les soldats de Castres ont rendu hommage aux parachutistes tués par les talibans en Afghanistan (20 août 2008) © TF1/LCISon témoignage fait froid dans le dos. Un des soldats blessés dans l'embuscade qui a tué dix de ses camarades le 18 août en Afghanistan raconte les circonstances de l'attaque dans La Dépêche du Midi. "Nous avons été tout le temps sous un feu à 360°. Nous avions 22 hommes dans le col et huit en bas. Les insurgés étaient 150", explique Kevin Gil, 20 ans. "On était seul au monde", explique-t-il dans le quotidien. "Il y a bien eu des vagues aériennes rapides, mais qui ne ciblaient pas au bon endroit", malgré les "corrections par radio" de la patrouille.
Le soldat affirme que la population locale "était au courant" de l'embuscade, car "toutes les portes" des maisons du village où il a cherché à se protéger étaient fermées. "Il m'a fallu plus de trois heures pour atteindre un hôpital militaire de campagne. Je croisais des renforts qui montaient et ne comprenaient pas notre manoeuvre. On a repris la grêle du feu. Les blessés criaient, puis des hélicoptères ont pu récupérer nos hommes", explique-t-il.
Dans cette embuscade, le jeune homme a pris une rafale dans les jambes. Il a retrouvé il y a huit jours son domicile ariégeois après avoir été soigné à l'hôpital militaire du Val de Grâce à Paris. "Personne n'a eu peur", conclut-il, "sinon personne ne s'en serait tiré. Nous n'avons pas fait n'importe quoi. Jamais de tir fratricide. Toujours un combat coordonné" qui a duré "tout l'après-midi". Ce témoignage intervient alors que le reportage de Paris Match sur les talibans auteurs de l'attaque provoque l'indignation des familles et de la classe politique (lire notre article).
D'après agence
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