Des images reconstituant l'accident dans le sous marin © LCIAu cours d'un test d'un sous-marin nucléaire russe, plus de 20 militaires et ouvriers ont péri samedi dans le Pacifique. Ce tout submersible, qui a effectué sa première plongée début novembre, se trouvait dans la mer du Japon lors de l'incident. Les autorités affirment qu'il est intact et que les niveaux de radiation sont "normaux". "Le sous-marin n'est pas endommagé, son réacteur fonctionne normalement", assure le capitaine du navire.
Au total, 208 personnes se trouvaient à bord, dont 81 militaires et des employés d'un chantier naval. Aucune précision n'a été fournie sur la classe du submersible et l'éventuelle présence à bord d'armements. Selon une source au chantier naval où il a été construit, citée par l'agence Ria Novosti, il s'agit du sous-marin d'attaque à propulsion nucléaire "Nerpa" (projet 971 Shuka-B, Akula dans la classification de l'Otan).
Le souvenir douloureux du Koursk
L'équipage a reçu l'ordre immédiat de cesser son exercice et de rentrer au port de Bolchoï Kamen, près de Vladivostok, où il est arrivé en fin de matinée. 21 personnes ont également été blessées dans des états de gravité variable. Elles ont été évacuées vers un destroyer anti-sous-marin qui accompagnait le submersible. Selon un expert militaire cité par les agences russes, le système anti-incendie s'est déclenché à la suite "d'erreurs techniques" commises par le personnel du chantier naval qui effectuait les tests à bord.
La défaillance s'est produite dans un ou deux compartiments au maximum, qui ont ensuite été ventilés de même que les compartiments adjacents, a ajouté cet expert. Les victimes auraient succombé par l'émission du gaz fréon, ont déclaré dimanche les enquêteurs cités par deux agences russes. Lorsqu'un incendie se déclare dans le compartiment d'un sous-marin, l'oxygène en est retiré ou un gaz utilisé pour le neutraliser, mettant en danger la vie des membres d'équipage qui s'y trouvent.
La Russie garde un souvenir douloureux du naufrage du sous-marin nucléaire Koursk dans lequel 118 marins périrent par 109 mètres de fond en août 2000 en mer de Barents à la suite de l'explosion d'une des torpilles. Les autorités russes avaient alors tardé à accepter l'aide étrangère pour sauver d'éventuels survivants. Alors que la nation vivait le drame en direct, le président Vladimir Poutine avait continué ses vacances au bord de la mer Noire et n'était intervenu que quatre jours après le naufrage pour dire que la situation était "critique" mais que la Russie disposait de "tout le nécessaire" pour le sauvetage. En août 2005, sept marins russes prisonniers de leur bathyscaphe au large de la presqu'île du Kamtchatka avaient été secourus grâce à l'aide d'un robot sous-marin britannique qui avait dégagé le sous-marin des câbles l'emprisonnant.
D'après agence
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