© TF1/LCILa stupeur a fait place à la colère et à la douleur, samedi, après les attaques coordonnées lancées mercredi soir à Bombay, la capitale économique de l'Inde, qui ont fait près de 195 morts.
Les membres des commandos et les secouristes en étaient encore à dégager les débris de trois jours de carnage et d'incendie, lorsqu'une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés près de l'hôtel de luxe Taj Mahal, dont certaines parties étaient toujours fumantes, pour clamer leur colère à l'encontre d'Islamabad. Les autorités indiennes ont imputé les attaques coordonnées à des "éléments" venant du Pakistan, et d'après divers éléments de l'enquête, les islamistes ont probablement conçu leur plan d'attaque dans ce pays-là (lire notre article).
Démission du ministre de l'Intérieur
Mais pour les proches des victimes, la réalité des attaques, c'est à la morgue d'un hôpital de Bombay qu'ils l'ont découverte. Samedi, un texto collectif reçu sur les téléphones portables à Bombay appelait la population à s'habiller de noir dimanche en signe de deuil. De nombreux Indiens ont allumé samedi des bougies dans toutes les villes du pays en hommage aux défunts. Ailleurs en Inde, des milliers de personnes ont pleuré la vingtaine de policiers et de soldats qui ont péri dans les fusillades contre les extrémistes musulmans. Ces hommes ont d'ailleurs eu droit à des obsèques militaires.
La presse écrite indienne parle d'un "11-Septembre" pour l'Inde et commence déjà à demander des comptes : "Est-ce que les patrons des services de sécurité (...)doivent rester en sécurité à leurs postes lorsque des agents et des civils risquent leur vie à cause de leur incompétence?", s'interroge le Times of India dans son éditorial. Premier officiel à payer pour cette incurie : le ministre indien de l'Intérieur, Shivraj Patil, qui a démissionné dimanche, indiquant qu'il se sentait dans l'obligation d'assumer la "responsabilité morale" après les attaques islamistes.
| Les corps des deux Français tués à Bombay rapatriés |
L'avion transportant les dépouilles de Loumia Hiridjee, cofondatrice de la société de lingerie féminine Princesse Tam Tam, et de son époux Mourad Amarsy, tués lors des attentats de Bombay, a atterri dimanche à Roissy à 7h45. Le couple s'était retrouvé pris dans une fusillade lors des attaques terroristes coordonnées qui ont fait 195 morts, dont au moins 28 ressortissants étrangers, et 295 blessés. Loumia Hiridjee, 46 ans, d'origine malgache, partageait son temps entre la France et l'Inde. Mère de trois enfants, elle avait fondé Princesse Tam Tam avec sa soeur Shama en 1985. Son mari, Mourad Amarsy, était l'ancien président de Princesse Tam Tam. Le président Nicolas Sarkozy avait exprimé sa "très vive émotion" après la mort des deux Français et affirmé le "soutien indéfectible" de la France "à la démocratie indienne dans sa lutte contre (...) le fanatisme". |
(D'après agence)
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