L'hôtel Taj Mahal à Bombay. © TF1/LCISi les autorités pointent du doigt le Pakistan (lire notre article), majorité et opposition font l'objet de vives critiques dimanche en Inde, au lendemain de la mort du dernier des extrémistes islamistes responsables des attentats de Bombay, qui ont fait 172 morts selon un nouveau bilan provisoire officiel revu à la baisse. "Ces gens sont responsables du système", a résumé à la télévision un éditorialiste, renvoyant dos à dos les dirigeants du parti du Congrès, au pouvoir, et les nationalistes hindous du Bharatiya Janata (BJP). Bombay "n'aurait pas eu à souffrir de cette façon sans l'absence complète de sens du devoir et l'indifférence à auxquelles nous avons assisté", a-t-il déploré.
Le ministre fédéral de l'Intérieur, Shivraj Patil, a remis sa démission dimanche, mais son départ risque fort de ne pas satisfaire l'opinion. "Les politiciens tergiversent alors que des innocents meurent", peut-on lire à la "une" du Times of India. "Mais, aujourd'hui, alors que les corps s'entassent à la morgue, (...), il est temps de leur demander s'ils ont l'intention de continuer à jouer avec nos vies ou de faire des leurs quelque chose qui en vaille la peine".
Dimanche, le Premier ministre, Manmohan Singh, a annoncé dans un communiqué un renforcement des effectifs et des capacités des forces antiterroristes indiennes à la lumière des attentats de Bombay. Beaucoup reprochent aux membres du parti du Congrès au pouvoir d'avoir été incapables de prévenir les attentats, tandis que d'autres reprochent au BJP de chercher à en tirer un bénéfice électoral à l'approche des échéances législatives de mai.
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