© AFPLa fin des blocages des aéroports de Bangkok est proche. Les milliers de manifestants antigouvernementaux thaïlandais ont finalement obtenu gain de cause : la Cour constitutionnelle a ordonné mardi la dissolution du parti au pouvoir, reconnu coupable de fraude électorale, et a interdit au Premier ministre Somchai Wongsawat toute activité politique pendant cinq ans. Le Premier ministre a accepté cette décision qu'il estime "inattendue". "Mon devoir est terminé. Je suis un citoyen ordinaire",a-t-il déclaré.
Résultat immédiat : les manifestants et l'autorité chargée des aéroports de Thaïlande sont tombés d'accord pour permettre une reprise du trafic aérien à l'aéroport international de Bangkok d'ici 24 heures, si les conditions techniques sont réunies. 350.000 touristes sont toujours bloqués, attendant de rentrer chez eux. Le fondateur de l'Alliance du peuple pour la démocratie a également indiqué un peu plus tard dans la journée que les manifestants arrêteront toutes leurs actions dans Bangkok à partir de mercredi matin, 10 heures, heure locale.
Gros porteur et vol supplémentaires
La Cour constitutionnelle se penchait depuis des mois sur des irrégularités commises par certains cadres du parti au pouvoir (PPP) lors des élections législatives de décembre 2007 remportées haut la main par cette formation. Selon la Constitution adoptée en août 2007, sous l'impulsion d'une junte militaire, l'ensemble d'un parti peut être dissous en Thaïlande si un seul de ses responsables est reconnu coupable de fraude électorale. Le PPP est le parti où se sont regroupés tous les lieutenants de l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra qui avait été renversé en septembre 2006 par l'armée. L'actuel chef du gouvernement Somchai Wongsawat est le beau-frère de l'ex-premier ministre qui vit en exil. En mai 2007, un tribunal mis en place par la junte avait ordonné la dissolution du parti fondé par Thaksin Shinawatra, le Thai Rak Thai (TRT). Il avait en outre interdit à 111 dirigeants de cette formation, dont l'ex-Premier ministre, d'exercer toute activité politique pendant cinq ans.
Plus de 16000 Français sont toujours bloqués sur place. Air France-KLM a annoncé qu'elle allait assurer de nouveaux vols supplémentaires mercredi et jeudi au départ de Phuket, dans le sud du pays, vers Paris et Amsterdam, pour les passagers bloqués à Bangkok. Le gouvernement français a également affrété un Boeing 747, qui devrait rapatrier quelque 500 ressortissants français et européens. L'avion a quitté Paris-Orly pour la Thaïlande lundi soir pour revenir mercredi après-midi.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





