Les manifestants évacuent les aéroports, le 3 décembre 2008 © LCILe Premier ministre forcé de quitter le pouvoir, les centaines d'opposants antigouvernementaux n'ont plus de raisons d'occuper les aéroports de Bangkok, en Thaïlande. Ils ont évacué les sites occupés depuis huit jours. A l'issue d'une cérémonie marquant officiellement la restitution des lieux aux autorités aéroportuaires, les protestataires sont partis à bord de véhicules affrétés par leur mouvement. "Nous reviendrons lorsque la nation aura besoin de nous", a toutefois déclaré un des animateurs du mouvement.
Les opposants royalistes de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) avaient annoncé mardi la fin de toutes leurs actions dans Bangkok, y compris le blocage des aéroports commerciaux, après un verdict fracassant de la Cour constitutionnelle ordonnant la dissolution du parti au pouvoir et l'exclusion immédiate du Premier ministre Somchai Wongsawat de la scène politique. Les partisans du gouvernement ont dénoncé ce "coup d'Etat judiciaire" alors que l'armée refusait déjà de prêter main forte au pouvoir civil pour déloger les opposants.
Premier vol international
La fermeture de Suvarnabhumi et de l'aéroport Don Mueang (vols intérieurs) a bloqué en Thaïlande plus de 350.000 passagers, dont de nombreux touristes, et des gouvernements à travers le monde se sont mobilisés pour organiser des opérations d'évacuation.
Les aéroports évacués, les vols internationaux ont repris mercredi, mais au compte-gouttes. Un appareil de la Thai Airways a ainsi décollé de Bangkok vers Sydney en fin d'après-midi, heure locale, avec 388 passagers à bord, principalement des Australiens. Le trafic reprendra de manière plus intense seulement jeudi. Nous essaierons d'obtenir un retour à la normale dès que possible", assurent les autorités. Les dégâts éventuels causés par les manifestants à l'aéroport de Suvarnabhumi - structure futuriste flambant neuve de 3 milliards de dollars - n'ont pas été évalués immédiatement.
516 Français en route vers Paris |
Un Boeing 747 affrété par le gouvernement français et transportant plus de 500 personnes qui étaient bloquées a quitté mercredi un aéroport militaire près de Bangkok pour retourner à Paris, a annoncé l'ambassadeur de France, Laurent Bili. "Nous avons été le seul pays à pouvoir bénéficier" de la base militaire de Don Mueang "qui nous a été offerte par l'armée de l'air thaïlandaise", explique-t-il. |
D'après agence
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