L'hôtel Taj Mahal à Bombay. © TF1/LCILe Premier ministre britannique Gordon Brown s'est évertué dimanche en faisant la navette entre l'Inde et le Pakistan à déminer la crise des deux puissances nucléaires née des attaques de Bombay, au moment où Islamabad accuse New Delhi d'avoir violé son espace aérien.
Il a d'autre part annoncé une aide nouvelle de près de 7 millions d'euros au Pakistan pour lutter contre les extrémistes, en considérant que ce pays était aussi l'"une des principales victimes du terrorisme global lié à Al-Qaïda". M. Brown a également promis que Londres fournirait au Pakistan des équipements de déminage et de détection d'explosifs, notamment pour les aéroports.
Vague d'arrestations au Pakistan
Sa mission éclair de bons offices était pourtant mal partie: le Pakistan accusait l'armée de l'air indienne, au moment où M. Brown se trouvait à New Delhi, d'avoir violé à deux reprises samedi l'espace aérien pakistanais. L'Inde a nié toute incursion aérienne. New Delhi de son côté assure depuis le drame de Bombay que le commando de 10 militants islamistes qui y ont tué 163 personnes, plus neuf attaquants, fin novembre venait du Pakistan, où les attaques avaient été planifiées. A ce titre, le Premier ministre britannique accuse également le groupe rebelle basé au Pakistan Lackhar-e-Taiba d'être derrière les attaques de Bombay.
Islamabad a lancé depuis jeudi une vague d'arrestations de responsables présumés du Lashkar-e-Taïba le groupe islamiste incriminé par New Delhi. Ce même mouvement avait été accusé fin 2001 par l'Inde d'avoir attaqué son Parlement (10 morts). Après ces arrestations au Pakistan, New Delhi exige toujours d'Islamabad qu'il lui livre une quarantaine de "terroristes". Ce que refuse le Pakistan, promettant de juger lui-même les suspects si l'Inde lui fournit des "preuves".
(D'après agence)
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