Le dalaï lama, le 16 octobre 2007 © TF1/LCICe 10 mars marque pour le Tibet un double anniversaire redouté par Pékin : d'une part, le cinquantenaire du soulèvement de Lhassa, réprimé dans le sang en 1959 et qui avait vu la fuite du dalaï lama ; d'autre part, le premier anniversaire des émeutes de mars 2008, lancées en pleine préparation des JO de Pékin. Pour prévenir tout trouble, la Chine a déployé d'importantes forces de sécurité sur le plateau tibétain. Les habitants que des journalistes étrangers parviennent à joindre évoquent le déploiement en force de la police et de l'armée, au Tibet comme dans les régions environnantes touchés par les troubles il y a un an. Mais les journalistes eux-mêmes sont visés, puisque la police a expulsé mardi des reporters étrangers de divers médias sous des prétextes divers, parfois simplement pour avoir adressé la parole à des Tibétains et les avoir filmés.
Le dalaï lama superstar à Toulouse
C'est un record pour le Sud-ouest : plus de 7000 pratiquants et sympathisants ont suivi samedi à Toulouse la première de trois journées de conférences du dalaï lama sur les "Etapes de la méditation" et "L'art du bonheur.
Publié le 13/08/2011
Obama va recevoir le dalaï lama
Colère à Pékin : le président américain reçoit ce jeudi à la Maison-Blanche le leader tibétain pour un entretien privé loin des caméras.
Publié le 18/02/2010
Depuis son lieu d'exil de Dharamsala, dans le nord de l'Inde, le dalaï lama a accusé mardi la Chine d'avoir tué depuis le début de sa présence au Tibet "des centaines de milliers de Tibétains". "Ces 50 dernières années ont été celles de la souffrance et des destructions pour le territoire et le peuple du Tibet", a dit le lauréat 1989 du prix Nobel de la paix, dans un discours prononcé devant son temple accroché aux contreforts de l'Himalaya. "Une fois le Tibet occupé, le gouvernement communiste chinois y a mené toute une série de campagnes de violences et de répression (...) Les Tibétains ont littéralement vécu un enfer sur Terre".
Nouvelle dénonciation du "génocide culturel"
Après l'invasion et l'occupation par la Chine du Tibet en 1950-1951, le 14e dalaï lama avait traversé la frontière indienne le 30 mars 1959, 13 jours après le début de l'insurrection avortée à Lhassa contre le régime chinois. Mais "même aujourd'hui les Tibétains au Tibet vivent en permanence dans la crainte: leurs religion, culture, langue et identité sont menacées de disparition. Les Tibétains sont considérés comme des criminels qui ne méritent que la mort", a martelé le dalaï lama, reprenant l'antienne qu'il tient régulièrement sur cette "sorte de génocide culturel" perpétré au Tibet.
Pour autant, le moine - homme politique pragmatique et fin diplomate - a toujours défendu une stratégie non-violente et conciliante face à la Chine en ayant renoncé depuis longtemps à l'indépendance au profit d'une diplomatie dite de "la voie moyenne" prônant une simple "autonomie culturelle". "Nous, les Tibétains, sommes en quête d'une autonomie légitime et significative qui nous permettrait de vivre dans le cadre de la République populaire de Chine", a répété l'homme de 73 ans, icône internationale, unique figure de la cause tibétaine, mais bête noire de la Chine.
"Je n'ai aucune doute : la justice prévaudra à propos de la cause tibétaine", a-t-il encore assuré en exhortant, une nouvelle fois avec une certaine ambivalence, les Tibétains - dont beaucoup éprouvent ressentiment et frustration - à "espérer le meilleur tout en se préparant au pire". Mais en novembre dernier, le dignitaire bouddhiste avait lui même "reconnu l'échec" de son combat pour une autonomie "significative" du Tibet, après huit ans de négociations infructueuses avec Pékin. A la même époque, des exilés militaient pour une radicalisation de la lutte et des groupes de jeunes tibétains à Dharamsala continuent de réclamer l'indépendance.
D'après agence
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