Sur les lieux de l'attentat samedi © REUTERSIl s'agit de la seconde attaque visant les forces de sécurité dans la capitale en moins de deux semaines. Au moins huit soldats ont été tués samedi dans un attentat-suicide dans le centre d'Islamabad. La capitale du Pakistan est en proie depuis près de deux ans à une vague d'attentats commis par des islamistes proches d'Al-Qaïda. Ironie du sort, cette attaque survient alors que le président américain Barack Obama a placé le Pakistan au centre de sa nouvelle stratégie de lutte contre les talibans et le réseau Al-Qaïda en Afghanistan.
Les talibans pakistanais ont menacé cette semaine de commettre de nouveaux attentats, notamment à Islamabad, en riposte aux tirs de missiles américains qui se poursuivent depuis l'été 2008 contre des repaires des talibans et d'Al-Qaïda dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, et qui ont fait 13 morts dans la nuit de vendredi à samedi.
Une récompense de cinq millions de dollars
A Islamabad, les huit soldats tués appartenaient tous au corps des gardes-frontières. Le kamikaze est entré dans le camp par l'arrière. Ce camp est situé à proximité d'un poste de contrôle routier que les FC tiennent avec la police depuis l'attentat-suicide qui a détruit l'hôtel Marriott dans le centre-ville le 20 septembre 2008, faisant 60 morts.
Les talibans alliés à des combattants d'Al-Qaïda, basés dans le nord-ouest du Pakistan, à la frontière avec l'Afghanistan, sont responsables de la vague d'attentats, suicide pour la plupart, qui ont fait plus de 1.700 morts depuis juillet 2007 à travers le pays. Les Etats-Unis ont récemment offert une récompense de cinq millions de dollars pour toute information pouvant mener à la capture de Baïtullah Mehsud, désigné comme un maillon essentiel d'Al-Qaïda opérant depuis les zones tribales.
Libération de l'otage américain John Solecki |
Le fonctionnaire américain de l'ONU John Solecki, enlevé dans le sud-ouest du Pakistan il y a deux mois, a été libéré samedi sain et sauf. John Solecki, chef de l'antenne du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) pour la province du Baloutchistan, avait été enlevé le 2 février à Quetta. Son chauffeur avait été tué. Un mystérieux groupe séparatiste baloutche, le Front de libération uni du Baloutchistan (BLUF), avait revendiqué l'enlèvement et menacé plusieurs fois de tuer l'otage. (D'après agence)
|
Retour MYTF1
Chargement en cours...




